14 | février 2012 par CC
S’il est d’une adresse convoitée, c’est bien le Caffè dei Cioppi qui a fait couler l’encre (et que de la bonne) de tous les critiques et saliver toutes les babines aguéries! Et que l’on soit mardi ou vendredi, le Caffè dei Cioppi c’est the italian to be. Comme souvent , j’ai laissé passer la vague et fini par entrer dans cette mini véranda aux airs d’Isakaya japonais. L’endroit est vraiment minus et, une fois n’est pas coutume, il n’y a guère que la cuisinière pour être à l’aise et surveiller tous ses convives en glissant devant ses fourneaux d’un seul pas. La cuisine est open space et les places au comptoir rares. Derrière, on partage très vite la conversation et zyeute forcément les mets d’à coté. Mais si on arrive à se caler devant son assiette (merci de ne plus bouger et d’aimer son voisin), on prend un réel plaisir à la déguster.
Mozza fumée toute fraiche , salade et légumes colorés (12,5€), macaroni ultra al dente i polpette (15€), truffe blanche, i tutti cuanti. Une carte resserée qui laisse à peine de quoi hésiter. Ca sent bon et c’est bon… La bonne cuisine que l’on trouverait dans une trattoria raffinée en Italie mais qui, à Paris, fait un carton parce que trop rare.
Caffè dei Cioppi
|| 159 rue du Fg St Antoine . 75011 | 01 43 46 10 14 | F week end & lundi
Tags: Caffè dei Cioppi
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13 | février 2012 par CC

Chaque fois que l’on me demande une adresse dans le 11è, je renvoie au Passage (celui de la Bonne Graine). Surtout le lundi car c’est une des rares tables du quartier qui s’est rapellée qu’on avait aussi faim les lendemains de week end. Le Passage, c’est donc la cuisine qui fait du bien aux lundis !!!
Perdu dans son arrière cour, coincé entre Rino, Septime et la Gazetta, Lacopo Chomel (mix franco italien) tient pourtant ces vedettes sans problème. Plus canaille, moins perso que ses confrères mais un menu du midi qui bat toutes les têtes d’affiche. Et plus j’y retourne, plus je trouve que ce bistrot un peu sombre s’améliore. Avec de plus en plus de raffinement et d’originalité dans l’assiette.
Les gnocchis à la sauge sont devenus un des classiques de ce chef qui opère quasi seul dans une cuisine de Playmo. Et quand ils ne sont pas aux herbes, il les propose aux chataîgnes et à l’orange ou selon ses envies du moment (7€). Le Passage aime les légumes, les bouillons clairs et les mélanges extra ordinaires. Le cochon (37€ pour 2 la méga côte à l’écrasé de topinambours) vient direct de Michel Brunon au marché d’Aligre qui en fait régulièrement sa table du midi, la carte des vins a de bonnes consonances italiennes (par la mère de lacopo) et l’établissement une bonne tête de bistrot chaleureux. Il faut y aller et au Passage, retourner! (par le père notamment souvent en salle)… || M midi: 16€
Le Passage
|| 18 passage de la Bonne-Graine. 75011 | 01 47 00 73 30| F sam& dim
Tags: Le Passage
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30 | janvier 2012 par CC

Daniel Rose a un piège à fille. Une sousoupe extra qui fait crac boum à coup sûr. Conviez-là rue de l’arbre sec vers 12h15. Arrangez-vous avec Joshua pour bloquer la seule table qui ouvre sur le trottoir, face à la baie vitrée. Les tabourets sont hauts. Si la miss est en jupe, son compte est bon ! Arrivez langue pendante 10 mn en retard… Embrayez directement sur le sujet. La maison ne laissera pas la demoiselle hésiter entre saucisse ou purée : ici tout le monde prend le bouillon. C’est pas régime mais ça le laisse croire et les filles aiment… Du coup, le restau en est plein. Toujours utile si vous vous faites poser un lapin. Avec son léger accent américain et son look de college boy, le garçon œuvre au charme ambiant en vous suggérant un parfait rouge de chez Cosse ou un Alsace d’Ostertag. Acquiescez. La cave regorge de belles étiquettes. La soupe suit. De grands bols remplis d’un bouillon clair agrémenté de carrés de légumes colorés. A part, façon asiat, une petite assiette d’herbes fraiches, de citrons bicolores et de légumes crus sains et bons. On en met, ou pas. Mais la dînette a toujours un effet hyper girly. Histoire de ne pas tomber comme un cheveu, sur sa soupe sachez que le chef a posé un œuf sarthois cuit 1h30 à basse température. Sa texture est aussi soyeuse que des lèvres humides. Pour le reste, on est à des miles de Knorr. Le consommé Rose est raisonné et raisonnable, épicé et équilibré, aux légumes variés de saison, cuits individuellement, certains à l’eau d’autres braisés, craquants ici, mous là. Un 100% poule dans lequel une jolie bête de 3kg a mijoté une demi journée, un concentré de saveurs où marinent crête et rognons, une réduction dont pilons et sots l’y laisse ont cuit seuls, sous vide. Agrémentez de culture : cette soupe de gourmet s’inscrit dans le bel esprit de la poule au pot d’Henri IV, rend hommage à la tradition du bouillon de Paris médiéval et revigore l’histoire oubliée des Halles voisines. Après quelques gesticulations de la cuillère en argent, la donzelle devrait commencer à ressentir les effets du chaud. Epaule dévoilée, Dylan en fond sonore…le Konfidentiel hôtel est au 64.
Spring Boutique
||52 rue de l’arbre sec . 75001 Paris | 01 58 62 44 30 | 12€ le big bow | Du mar au sam | 12h.14h30
Tags: bouillon, Daniel Rose, soupe, Spring
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05 | janvier 2012 par CC
Si comme moi, vous avez parfois des envies soudaines de phô, pas le temps d’attendre les 3h de cuisson de ma recette, foncez manger un phô professionnel.
11h mercredi, je suis assaillie par une folle envie de phô. Ca ca me prend régulièrement et spécialement aux heures farfelues où en France, il est impossible de manger. Moi les envies de phô, ça me prend comme ça. À 11h du mat, à l heure du goûter ou à 22 h. J’ai des adresses fétiches à Belleville, dans le 13è (Phô 14) et le 19è (Phô Crimée). Mais hier, porte close à Belleville! J ‘ai aussitôt envoyé un sms SOS à Anne Laure, ès spécialiste de la Soif du Phô, qui m’a expédié dare dare son fichier perso de ses meilleures cantines du 20è!!! J’ai donc couru ventre à terre jusqu’à la plus proche: Dông Huong…
11 h35, je pousse la porte. 11h37, je suis à table. 11h37’30 » je suis prête à commander. Dans la salle, 3 autres personnes, affairées sur leur portable. On Dirait le palais Brongniart de Saigon!!! 11h38, 39, 45…. Personne!!!! Les serveurss rodent, s’occupent mais je suis transparente… Je me lève, et l’un d’entre eux tout sourire, presque narquois devant ma faim, m’indique, que « mmm, ca ouvre à midi ». 12 h donc. Ça ouvre. 12h05. Ça commande. 12h07. Ça sert. 12 h 08. Toute la salle shhhlurpse en silence. Jamais vu ça ! Pas un mot, que des nouilles qui filent du bol à la bouche. 12h09, toute la salle a la tête dans son bol! Il faut dire que le bouillon est bon, peu citronné, le bol plus petit qu’ailleurs mais les lamelles de viande fines encore crues (fait rare).
12h 15. J’ai chaud. 12 h16. J’AI CHAUD. 12h18. J’enlève la veste. 12 h19. Je suis en tee shirt. 12h20, finiii. ON m’enlève mon bol en me demandant si tout a été. je crois que c’est la 1 ère fois qu’un de ces types de restau me demande si j ai bien mangé… 12h24, je paie. 7,5€ ( sans oignons c’est moins 30 c) . 12h25 tous les boursiers sont dehors, moi avec, prêts à reprendre le boulot dans la rizière…
Dong Huong
|| 14 Rue Louis Bonnet.75011 | O tljs sf le mardi | 12h.22h30.
Tags: adresse de phô, cuisine asiatique, Dong Huong, Phô, soupe vietnamienne
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15 | novembre 2011 par CC

Ce soir, suite à l’invitation d’Elodie Tavares (Press manager), j’organise dans les cuisines du Crillon une table blogueuse et giboyeuse. J’ai demandé à de grands carnassiers et de jolies carnivores to be my guest! Face aux fourneaux, dans le bureau du chef, nous discuterons donc blogs & cau atabula, repenserons la popote dans les casseroles de Nawal, nous ferons les chroniques du plaisir, mangerons Paris by mouth et rencontrerons (enfin) Philippe Toinard avec qui je partage le Miam.
Carte blanche sur le gibier à Christopher Hache. Nous on mange, on se rencontre, on critique … Le joli métier!
Tags: Elodie Tavares, Le Crillon
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08 | novembre 2011 par CC
Akrame, pour une critique gastro en ce moment c’est comme le beurre sur une tartine : ze place to be! Akrame (qui se dit à crame !) Benallal est campé derrière son passe, un œil sur ses gars, un œil sur la salle. On peut chacher avec lui à la cool tandis qu’il envoie son étonnant « œuf gras ». Le garçon sourit, rit, a l’air très heureux de vous faire la cuisine. Pas courant dans le métier…. « Je suis un biker » dit akrame. Entendez, un fou furieux de la casserole.
Sa cuisine est précise mais lui à la cool. Pas courant dans le métier… La salle du fin fond 16è ardt est plutôt gastro alors qu’on la voudrait comme le chef : plus détendue. Un mix qui me laisse penser qu’une étoile siérait sans doute à la maison. L’assiette est précise, parfois un peu trop recherchée, piquée d’Adrià comme dit Akrame. Les ingrédients détonnent. Leur traitement encore plus : un tronçon de boeuf tout seul sur un chocolat pulvérisé, une feuille de légume noire et sèche, une flaque de fruit de la passion à coté d’un poisson, une pellicule de gélatine au dessus d’une crème sucrée. Beaucoup de rapés aussi: Akrame aime la microplane ! C’est beau, souvent complexe. Pas courant en ce moment dans le métier…
Graillot, Pacalet, Lapierre ou Plageolles sont aux vins. On part sur un Orenia de Philippe Nusswitz, installé dans le Duché d’Uzès, et le sommelier jette un clin d’œil avant un commentaire connaisseur : « c’est dangereux ». Ce le fut : le risque d’avoir envie de revenir approfondir une cuisine que l’on n’a pas eu tout à fait le temps de cerner |M : 50-110€
Akrame
||19 Rue Lauriston.75 016 | 01 40 67 11 16
Tags: Akrame
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03 | novembre 2011 par CC

Dans la famille Cau, je demande Mademoiselle Proust…! . Vous aviez eu Catherine l’illustratrice et la recette de visitandines , voilà Marion, la restauratrice. En attendant de peaufiner son activité de biscuitière parisienne, Marion tient une jolie mini cantine juste derrière la mairie du 11è: la Fabric’A.

Cet été Marion et son amie Amélie délivraient des pique niques sur le canal St Martin. Désormais au chaud, elles font chaque jour des plats presque comme à la maison. Les légumes viennent de Terroirs d’avenir. Le vin d’Ardèche et le gâteau du livre de ma grand-mère… Après un jus frais, une soupe coco courge, un excellent maquereau comme un chirashi et un parfait gâteau d’Eve, on rattaque gaiement un après-midi d’automne… Ce midi ce sera salade au chèvre, sucrines et poires d’amour…
Tout petit menu à 13€ à manger sur tabourets hauts et en terrasse les beaux jours, mais aussi à emporter (11,5€).
La Fabric’A écrit son menu sur son site et facebook tous les jours. En partant, n’oubliez pas votre sachet de galettes bretonnes…
La Fabric’A
|| 2 rue du Gal Renault. 75011 | 01 43 57 98 90
Tags: Fabric'A, Terroirs d'avenir
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27 | octobre 2011 par CC

Parisiens, oubliez Menton: Mauro Colagreco vient à vous! Pour une saison, le chef argentin du Mirazur monte son joli sourire et sa belle cuisine en plein 8è. Le Café Pleyel l’accueille jusqu’en juin. Juste au dessus de la salle de musique, Mauro Colagreco oublie ici sa cuisine étoilée pour une carte brasserie bien chiadée avec vue montagne ou vue mer, côté baies vitrées (n’oubliez pas de préciser lors de la réservation).
Dans ce « café d’expressions » où Hélène Samuel invite chaque année un nouveau chef à s’exprimer en territoire parisien, Mauro déboule avec un superbe tartare de crevettes bleues, kakis inside (14€). Très bonne idée que d’inclure ce fruit complètement boudé de nos cuisines. Aux grandes faims, grand remède : le cochon de lait croustillant fondant (31€) est superbe, grillé à la planche en dessus et moelleux à l’intérieur. Et ca se termine par une mangue melba où chantilly et meringue se confondent. Régaleu! Portions de gaucho
Reste un Mikael en salle qui manie franchement bien le franc parler du bon mangeur et la bonne distance du garçon de salle professionnel || C:
Dans ce quartier désoeuvré d’adresses sympas (mon voisin reste Rech), le Café Pleyel est un nouvel exemple d’un style de brasserie intelligent, chic et appétissante.
Café Pleyel
|| 252 rue du Fg St Honoré. 75008 | 01 53 75 28 44
Tags: 8è, brasserie, Café Pleyel, Mauro Colagreco
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24 | octobre 2011 par CC

Issé c’est Bizan, un workshop, Issé et aussi un bistrot ! : Issé, Tempura & Tapas! Tout ça dans un périmètre de quelques mètres autour de la rue de Richelieu. Le bistrot Tempura & Tapas juste à côté de la fromagerie de Mme Hisada, sert le midi de grands et jolis Domburi : bols de riz + boeuf mijoté, anguille grillée ou saumon & avocat, soupe miso et petits légumes de rigueur. « Met simple rapide et copieux » comme l’infique la maison à qui l’on en demande rien de plus un mardi midi!

La déco est minimaliste mais si on regarde de près, la déco est signée Hara Kiri et le Canard Echainé. C’est toute la douce folie de Mr Kuroda, fondateur d’Issé, le plus français des Japonais, … || 12 à 15€ le domburi
Tôt il n’y a pas grand monde et le service est d’une efficacité redoutable. Tard le soir, la carte est beaucoup plus fournie et l’Izakaya Issé fait aussi bar à saké.
Issé, tempura & tapas
|| 45 rue de Richelieu. 75001 | 42 96 26 60
Tags: Bizan, domburi, Isse, Izakaya Issé, Mr Kuroda, restaurant japonais, tempura & tapas d'Issé
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18 | octobre 2011 par CC
Je vous avais fait l’Hostellerie de l’Abbaye de la Celle en version enfant. En version adulte, cela donne une vraie belle maison purement ducassienne. Benoit Witz est aux commandes des casseroles depuis plus d’une décennie. Une très belle bâtisse avec un corps du 12ès, un potager fait sur mesure, un conservatoire de pieds de vignes, une piscine… impossible de déloger le garçon et on le comprend. Au carrefour des Bouches du Rhône et du Var, direction Côte d’Azur, cette adresse de passage appelle pourtant à se prélasser bien plus qu’une journée.
L’assiette de l’Hostellerie de l’Abbaye de la Celle est dans le pur style Ducasse: lisible, légumière, parfaitement cuite, servie avec élégance. Le personnel est comme la côte de veau : aux petits oignons! De magnifiques gnocchis comme souvent dans les maisons Ducasse, une cocotte de légumes de Provence (28€) – à qui il manque un peu de caractère – , du cèpe traité en 3 versions – une poêlée eut suffi – un classique encornet à la ratatouille et une très double côte de cochon (32€), etc. Desserts simples et efficaces du style sorbet meringue dont on a l’impression que les framboises arrivent directement congelées de l’arbuste voisin! Ou parfaite tarte fine aux figues… Dans ce lieu d’histoire, Benoit Witz raconte la sienne, accessible et élégante, estampillée par le chef AD.
L’Hostellerie porte parfaitement son nom. Ci gît Charles de Gaulle dont on a conservé le lit plus long que large. Le Général y passa quelques journées et on une petite chambre avec un placard géant dans lequel peuvent dormir les enfants lui est encore consacrée. Les chambres viennent d’être refaites |M : 45.85€ – C: 56.€
L'Hostellerie de l'Abbaye de la Celle
|| 10 pl du Gal De Gaulle . 83 170 La Celle | 04 98 05 14 14
Tags: Alain Ducasse, Hostellerie de l'Abbaye de la Celle
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