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	<title>So Food So Good &#187; Camille labro</title>
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		<title>Porc et pique</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2016 10:41:10 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Food labo]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<description><![CDATA[Fourche et fourchette est un livre qui enfourche la belle campagne française à coups de portraits et de recettes "plus essentielles que jamais", dit son auteure la journaliste Camille Labro. Mais la vie aux champs, c'est aussi sanglant.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-27938" alt="fourche-et-fourchette" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2016/11/fourche-et-fourchette.jpg" width="640" height="433" />Fourche et fourchette est un livre qui enfourche la belle campagne française à coups de portraits et de recettes &laquo;&nbsp;plus essentielles que jamais&nbsp;&raquo;, dit son auteure la journaliste Camille Labro. On y rencontre quelques uns des producteurs qui font de belles histoires de terroirs, connus &#8211; Michel et Bénédicte Bachès et leurs agrumes dans le sud ouest, Bernard Poujol et ses canards de rizières en Camargue &#8211; et moins connus &#8211; Temanuata jeune fromagère militante de la Confédération Paysanne &#8211; qui font que &laquo;&nbsp;le monde se porte mieux&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est un livre de belles histoires que l&rsquo;on voudrait ne pas s&rsquo;arrêter à 250 pages ou 30 portraits mais qui serait juste la normalité. Sauf que&#8230;.<br />
Téléscopage de la vie, j&rsquo;écoutais l&rsquo;excellente quotidienne de France Culture <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-pieds-dans-la-terre" target="_blank">Les pieds sur terre</a> alors que je feuilletais le livre. Ce jour là, c&rsquo;était &laquo;&nbsp;<a href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-pieds-dans-la-terre" target="_blank">les pieds dans la terre</a>&laquo;&nbsp;, deux histoires de reconvertis vers la terre. Un type qui a quitté Marseille pour reprendre un élevage breton raconte : &laquo;&nbsp;on attend que l&rsquo;autre crève pour récupérer ses terres. Vous les croisez, vous dites bonjour, ce sont des gens qui ne vous répondent pas&nbsp;&raquo;.<br />
Depuis 10 ans que je suis journaliste culinaire, j&rsquo;ai entendu un paquet d&rsquo; histoires vertueuses de Slow Food , de paysans qui penseraient au bien nourrir plus qu&rsquo;au bien s&rsquo;enrichir, de producteurs chastes mais aussi d&rsquo;un monde agricole qui n&rsquo;est pas si folichon. J&rsquo;achève en ce moment un livre sur des portraits de boulangers (Tronches de Pain. ed Epure. Janvier 2017), des acharnés qui travaillent la nuit juste pour que l&rsquo;on ait de bonnes tartines de bon pain au levain à notre petit déjeuner, des types qui se cassent la tête et la tirelire pour trouver de bons meuniers de sorte que l&rsquo;on ait plaisir à <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/10/16/saucer-le-grand-plaisir/" target="_blank">saucer</a>. &laquo;&nbsp;<em>La farine conventionnelle c&rsquo;est du poison</em>&laquo;&nbsp;, a-t-on entendu&#8230; Et au cours de ces mois-ci, j&rsquo;ai aussi entendu de belles controverses très éloignées de l&rsquo;humanisme évoqué pour l&rsquo;un dans Fourche et Fourchettes. Les Bachès, eux, ont failli fermer parce que les chefs ( à de très rares exceptions) à qui ils destinent leur production magique, mais d&rsquo;élite, ne jouent pas le jeu du soutien.<br />
J&rsquo;ai écouté un paysan boulanger raconter les difficultés qu&rsquo;il a à trouver des terrains pour faire pousser son blé bio. Ses collègues paysans du 05 ne veulent pas lui céder au prétexte qu&rsquo;&nbsp;&raquo;il a trop de diplômes, qu&rsquo;il s&rsquo;en sortira toujours, qu&rsquo;il aille donc voir ailleurs&nbsp;&raquo;.<br />
J&rsquo;ai laissé parler des militants sans OGM cultivateurs de blés anciens, leur souci à sauver leur peau avant la nôtre, plutôt rester dans l&rsquo;ombre avec des semences interdites que d&rsquo;étendre cette belle culture, faire monter les cours et se faire déposséder par des filières à plus grandes échelles.<br />
J&rsquo;ai multiplié les témoignages sur le bio pas si net que cela &#8211; savez-vous , par exemple, qu&rsquo;il suffit à un blé (le même donc que ces blés modernes, trafiqués qui font les baguettes de Marie Blachère), de pousser une année en bio pour être labellisé?<br />
J&rsquo;ai en mémoire ce reportage chez un éleveur porcin des Côtes D&rsquo;Armor tentant tant bien que mal de sauver son activité sur ce territoire pourri à des mètres sous terre par son père.<br />
Je me souviens de ma Bourgogne d&rsquo;enfance entachée de belles maisons Bouygues, summum de la modernité pour des agriculteurs qui avaient grandi dans de cossues bâtisses en pierre naturelle surmontées de tuiles vernissées. J&rsquo;allais chaque semaine chercher chez une fermière de merveilleux fromages de chèvre dont je garde encore le crémeux en bouche. J&rsquo;y suis retournée il y a un an. Elle était seule dans sa grande ferme. Son mari était mort dans sa 1ère année de retraite : cancer, &laquo;&nbsp;<em>sûrement les produits qu&rsquo;on utilisait</em>&laquo;&nbsp;, a-t-elle simplement dit.<br />
Alors la belle image teintée de soupe Vichyssoise et de carottes à fanes du Larzac, dotée d&rsquo;un discours passéiste sur les choses anciennes, le goût d&rsquo;hier, le pain de mon grand-père, le Pont l&rsquo;Evêque de ma grand-mère (qui était normande!), qui ne défend qu&rsquo;une culture locale sans se préoccuper des nécessaires et stratégiques réponses globales, me laisse un peu nuancée. Soudain, le souvenir amer de <a href="http://www.sofoodsogood.com/2014/12/15/la-jeune-rue-est-un-reve/" target="_blank">la Jeune Rue </a>me revient.<br />
Merci Camille de nous portraitiser ces belles personnes. Le livre, illustré de chouettes photos signées Juliette Ranck, effeuille cette jolie France positive et met en appétit pour midi. Mais n&rsquo;oublions pas que le monde paysan est loin des bisounours. D&rsquo;une part, il se doit de répondre aujourd&rsquo;hui à des enjeux mondiaux, urbains, progressistes et de masse. Et la neo écologie n&rsquo;y répond pas, pour l&rsquo;instant. D&rsquo;autre part, tout le monde n&rsquo;a pas les moyens d&rsquo;un poulet à 23€.</p>
<p><em>Fourche et Fourchette</em>. Camille Labro. Oct 16. ed Tana. 29,95€</p>
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