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	<title>So Food So Good &#187; Loiseau Rive Gauche</title>
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		<title>Bâti pour les temps de merde*</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 15:53:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[CC]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Restaus & co]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Verjus]]></category>
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		<description><![CDATA[Le couvre-feu aura eu sur le confinement l’avantage d’une impressionnante et créative réactivité chez nos culinaires. Déjà aguerris à l’art de devenir des couteaux suisses, les restaurants ont en quelques heures trouvé des solutions pour survivre, eux et leur personnel. On ne saurait trop saluer cette énergie de coureur de fond. L’âme de ces chefs trouve paradoxalement, maintenant, sa parfaite expression : s’habituer à remettre sans cesse le couvert, rallumer le feu tous les matins et faire de chaque jour un jour nouveau.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone  wp-image-32528" alt="diner-couvre-feu" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2020/10/diner-couvre-feu.jpg" width="620" height="420" />« <em>Si par quelque événement imprévu, par quelques cas fortuits, par quelque circonstance forcée, le moment du diner est reculé, seulement d’une heure, voyez comme toutes les  mines de convives s’allongent, comme tous les visages se rembrunissent, comme tous les muscles zygomatiques se trouvent paralysés</em> ». En 1800, Grimod de la Reynière n&rsquo;avait sans doute pas imaginé que remplacer « reculé » par « avancé» produirait les mêmes effets! Le dîner, selon lui  « <em>l’action la plus intéressante de chaque jour </em>», a pris la COVID dans la tronche. Et le voilà pour 4 longues semaines condamné.<br />
Pourtant, bien des civilisations ont commencé avant nous à manger le soir avant même que le coucher du soleil. Soumis à la lumière, ces peuples de poules n’ont pas l’air de s’en porter plus mal. Ainsi l’Abendbrot nous tombe soudainement sur la gueule, nous autres latins. Va-t-on se familiariser avec ce « pain du soir » que les Allemands entreprennent dès 18h ? La question n&rsquo;est pas si vite répondue. Tombera-t-on dans le binge drinking qui a gagné les British avec la fermeture des pubs anglais à 23h ? Finira-t-on tel un Japonais entré sobre à 19h dans un Isakaya, sorti torché 120 mn plus tard? Finalement, il n’y a guère que nous pour prendre des pincettes à ne pas se la coller avant 20h…. Désormais, on peut y aller, c’est autorisé. Voire même encouragé.</p>
<p><strong><img class="alignnone  wp-image-32529" alt="couvre-feu-restaurant-covid" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2020/10/couvre-feu-restaurant-covid.jpg" width="620" height="420" />Petits soupers apéritif et autres dîners tôt</strong></p>
<p>Ca tombe bien: les restaurants ont en quelques heures trouvé des solutions pour survivre. Et nous proposer de rester dehors le plus tôt possible. Tous semblent s’adapter à cette étrange volonté de nous faire engloutir un nouveau repas, le précédent à peine digéré.  Dans ma famille, on pratique le goûter dinatoire. C’est un peu le brunch inversé!  On mange à 18h, en commençant par le sucré et en finissant par le salé. Le résultat est le même : on a mangé à sa faim, deux repas en un. Autre sémantique anglo-saxonne: le early diner. Il vous faudra filer à l’anglaise du taff pour ce diner prématuré au <a href="https://www.fitzgerald.paris/" target="_blank">Fitzerald</a> qui sert dès 17h30. Idem à <a href="https://www.bernard-loiseau.com/fr/" target="_blank">Loiseau Rive Gauche</a>. On peut s’enfiler rapidos un petit lièvre à la royale dès la sortie de l’école, de 17h30 à 19h maximum (départ client à 20h !). Autre formule, le « Diner Tôt » au <a href="https://www.bonsaintpourcain.com/" target="_blank">Bon Saint Pourçain</a> et dans tous les bistrots Ducasse. A <a href="http://www.sofoodsogood.com/2010/03/25/la-cote-a-verjus/" target="_blank">Table</a>, Bruno Verjus nous propose lui un « petit souper apéritif ». Un trois en un en 6/7 services express de 18h30 à 19h30. A Marseille, ce sera le dîner trois quarts à la <a href="http://www.sofoodsogood.com/2018/02/20/la-mercerie-marseille-decousu/" target="_blank">Mercerie</a> : 18h45 ou 19h ou19h15. Et tous les jeudis de couvre-feu, les gouters fruits de mer de <a href="https://www.facebook.com/matierebrut" target="_blank">Matière Brut</a>.<br />
Ceux qui ont raté le créneau, ne seront pas privés de chefs pour autant. Avant de rentrer, commandez le drive gastro de l&rsquo;étoilé <a href="https://restaurant-etude.fr/" target="_blank">Etudes</a> (16h à 20h).<br />
A Marseille, les menus Signature à emporter de <a href="http://www.sofoodsogood.com/2019/07/05/friche-4-chattes-sur-un-toit-brulant/" target="_blank">Coline Faulquier </a>ou de Mathieu Roche à <a href="http://www.sofoodsogood.com/2019/02/05/hourra-ourea/" target="_blank">Ourea</a>. <a href="https://www.cedrat-restaurant-marseille.com/" target="_blank">Cédrat</a> qui ferme désormais avec la nuit, propose des plats – et des sandwichs &#8211; à emporter jusque 18h « au cas où vous auriez la flemme de cuisiner le soir ». <a href="https://www.instagram.com/limmatmarseille/" target="_blank">Limmat</a> offre dans l’escalier, un coucher de soleil nourri de 17 à 20h.<br />
Ainsi donc, le couvre-feu nous impose de réorganiser nos rendez-vous autour d’une table. Dormir peu, travailler beaucoup, et dîner tôt ! Un semainier de 28 jours à réinventer. « <em>Si le diner est celui de l’étiquette et le gouter celui de l’enfance, le souper appartient principalement à l’amour</em> », écrit encore Grimod de la Reynière dans son Almanach des Gourmands (ed M<a href="https://www.menufretin.fr/" target="_blank">enu Fretin</a>). La France qui dîne découvre soudainement l’art du souper. Dîner dehors jusqu’à 20h59 puis dîner dedans jusqu’à ce qu’on ait envie. Et comme nous l’édicte encore Grimod, « <em>ce n’est ici qu’un court aperçu d’un plaisir qu’on peut renouveler trente fois par mois</em> »</p>
<p>* selon la bonne expression empruntée à Song , du bistrot <a href="https://www.restaurant-yun.com/" target="_blank">Yun </a></p>
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		<title>Loiseau en 2016</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 10:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[CC]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Restaus & co]]></category>
		<category><![CDATA[David Toutain]]></category>
		<category><![CDATA[japonais]]></category>
		<category><![CDATA[Loiseau Rive Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Tante Marguerite]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique Loiseau reprend ses maisons en main. A Paris comme à Saulieu, une seule direction : les étoiles. Les deux établissements parisiens accueillent de nouveaux chefs qui courent vers la première. A Loiseau Rive Droite, un jeune Japonais dépoussière sérieusement le 8è.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-26992" alt="loiseau-rive-droite" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2016/06/loiseau-rive-droite.jpg" width="640" height="434" />Ne faites pas comme Michelin: ne cherchez pas Tante Louise. Contrairement à ce que croyait le guide cette année encore, l&rsquo;établissement a changé de nom, fin 2015&#8230; Rebaptisé Loiseau Rive Droite, pendant de Loiseau Rive Gauche, le restaurant parisien du groupe de feu Bernard a entamé un sérieux dépoussiérage. L&rsquo;ambition est clairement affichée par <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/06/06/dominique-loiseau-les-reseaux-sociaux-font-aussi-bien-pour-nous-que-les-etoiles/" target="_blank">Dominique Loiseau</a>: pour se démarquer, vivons étoilé. Cet établissement acheté par Bernard Loiseau en 98 vient d&rsquo;enfermer dans ses cuisines un jeune japonais ambitieux. Ichiei Taguma, formé aux classiques français au Louis XIII et aux contemporains extrêmes chez Toutain, en sort d&rsquo;inattendues très belles assiettes. A deux pas du Lucas Carton, vide ce soir là&#8230;, Ichiei assume pleinement la nipponisation de cette adresse centenaire. Derrière des vitraux Arts Déco préservés et un restau un peu trop conservé dans son jus à mon goût, service compris, la carte dénote dans sa modernité. Saisi par le contraste, la bouche n&rsquo;en est que plus alerte. L&rsquo;émietté de tourteau se glisse sous des lamelles de bœuf de Galice, le tout reposant dans un subtil consommé de crevette grise au citron vert. Au contraire de la rigueur des bouillons nippons, celui-ci se lie avec le gras du plat (mayo? beurre?) comme un joli clin d&rsquo;oeil au savoir faire hexagonal. Façon palace, les petits pois crus sont même épluchés! Stylée l&rsquo;entrée. Le homard saisi au beurre est isolé dans on assiette garni d&rsquo;un navet rôti et d&rsquo;une étonnante espuma hyper citronnée qui se tient mieux qu&rsquo; un nuage. On trempouille dans une sauce à la rhubarbe. Cet accord inédit, ça pique sur le côté de la langue, ça titille, ça interroge. Comme dans les grands menus, vient la viande: caille farcie au foie gras! Généreux insert  goûter pour lui même car seules de sobres betteraves jaunes et les dernières asperges sauvages l&rsquo;accompagnent. Comme le poisson pour le poisson, la viande pour la viande et des accompagnements qui ne sont que des supports de couleur ou de petits allègements en bouche. Les japonais travaillent souvent le plat pour le plat. Celui-ci a pris quelques travers de condiments en tout genre, herbes, sauces. S&rsquo;ils sont très maitrisés, les surplus de mélanges le sont parfois moins. Le dessert rebondit en élégance sur un classique de la pâtisserie française: Opéra, en tronçon, couvert d&rsquo;une coque en chocolat percée. Même après un menu en 4 services, on trouve encore un grand plaisir à tout engloutir. Côté vins, carte très conséquente qui puise dans toutes les régions, Loire et Bourgogne tout particulièrement avec, là aussi, les références favorites de la cuisine de la décennie 2010: Dagueneau. Graillot. Mikulski. Anne Gros</p>
<p>Pour une amatrice de jeune cuisine, pousser la porte d&rsquo;un Loiseau parisien, quelle que soit sa rive, semblait à priori anachronique. Ce quartier de la Madeleine déserté par la création a pourtant gagné une adresse. Loiseau Rive Droite, fondé par une femme en 1929, première étoilée Michelin, dissimule derrière son histoire quasi centenaire et sa déco désuète, de multiples talents. Après avoir goûté ceux d&rsquo;Ichiei Taguma, ne manquez pas ceux d&rsquo;Emmanuel Chaignon. Le chef de salle vous racontera peut-être l&rsquo;histoire de ce bar à cocktail où l&rsquo;absinthe a sûrement coulé à flots; il vous montrera la vieille carte de cette Tante Louise qu&rsquo;il fallait réserver via une standardiste: Anjou 06 85 SVP. Aujourd&rsquo;hui, réservez au 01 42 65 08 85. svp!</p>
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