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	<title>So Food So Good &#187; Munchies</title>
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		<title>Tout n&#8217;est pas bon dans le cochon</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Oct 2017 10:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[CC]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Faiminisme, c'est le livre qui tombe à pic. A l'heure où les femmes mettent sous le nez des hommes ce qu'ils savent déjà en 140 caractère, on se demande si tout est vraiment bon dans le cochon... Dans son livre, Nora Bouazzouni #balancetonporc, le vrai, celui qui se mange.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-29566" alt="faiminisme-balance-ton-porc" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2017/10/faiminisme-balance-ton-porc.jpg" width="620" height="420" />Alors que pleuvent les twitts <a href="https://twitter.com/search?q=%23balancetonporc&amp;src=tyah" target="_blank">#balancetonporc,</a> le livre de <a href="http://nora.bz/" target="_blank">Nora Bouazzouni</a> semble lecture d’humeur… Livre militant, Faiminisme dénonce proprement et efficacement les dérives du milieu du porc. Pas forcément celui du gros dégueulasse mais les défis quotidiens du milieu de la rillette et du jambon. Finalement, tout n&rsquo;est pas bon dans le cochon. « Quand le sexisme passe à table », ça ne tient pas en 140 signes mais en 110 pages. Premier pamphlet engagé de <a href="http://www.nouriturfu.com/" target="_blank">Nouriturefu</a>, la nouvelle maison d’édition et d&rsquo;événements qui s&rsquo;avalent, Faiminisme analyse le servage des femmes depuis la caverne, la division sexuée de la production alimentaire (« <i>il n’y a pas de eu de révolution verte pour les femmes </i>») et l’hyper productivité non égalitaire (« <i>les femmes, chargées de nourrir la famille, sont plus attentives à l’éducation alimentaire et seraient plus enclines à freiner l’agriculture intensive </i>»). Qu’on se le dise : l’agriculture est encore une affaire de mecs, le steak aussi. L’auteur rappelle les pubs Charral qui ne mettent en scène que « des hommes qui aiment la barbaque » et insiste sur l’idée bien ancrée que l’homme est viandard avant la femme. « Dogme carnisme » contre « végétarisme ethnique »…Mais attention Nora, les machos, convaincus que &laquo;&nbsp;<a href="https://www.harpercollins.com/9780062320322/meat-is-for-pussies" target="_blank">meat is for pussies</a>&laquo;&nbsp;, virent désormais <a href="https://munchies.vice.com/fr/article/kbkavv/the-rise-of-the-vegan-bro?utm_source=mfrfb" target="_blank">vegan</a>.<br />
Porno, régime végétarien, épilation (mais le <a href="http://www.lalibre.be/lifestyle/mode/adidas-fait-poser-une-mannequin-qui-ne-s-epile-pas-et-souleve-une-vague-de-haine-59ce1c4dcd70461d26567510#.Wc6fRpEIyqg.twitter" target="_blank">maillot ticket de métro</a>, ça aussi c&rsquo;est fini), lesbiennes, tout est bon, dans le cochon selon Nora, qui dénonce le patriarcat, « et cette industrie qui repose et se nourrit de l’oppression des femmes ». Un peu à l’excès à mon sens. Si je suis une des premières à observer le traitement couillu de notre quotidien à seins, j’aime aussi, néanmoins, chercher l’équilibre entre les sexes. J’observe certes que les chefs sont essentiellement hommes, leurs femmes essentiellement comptables ou potiches. Mais aussi que j’ai appris la cuisine par mon père, domaine renié par une mère soixantuitarde qui continue toujours de cracher dans la casserole au nom d’une émancipation résistante. Toute lecture féministe des choses est possible, tout le temps, partout, opposable à tout regard musculo masculin. Chaque camp peut s’opposer ses arguments à l’infini. Certes avons-nous encore tellement de terrains d’inégalité; tous les jours l&rsquo;actu nous les rappellent – qu’est-ce qu’une femme en <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/26/larabie-saoudite-va-enfin-autoriser-les-femmes-a-conduire_a_23223875/" target="_blank">Arabie Saoudite</a> ? Qui sommes-nous chez le <a href="https://www.editionsfirst.fr/le-livre-noir-de-la-gynecologie" target="_blank">gynéco</a> ? Les féministes <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/12/alain-finkielkraut-sen-prend-aux-feministes-mauvaises-joueuses-elles-lui-repondent_a_23205427/" target="_blank">mauvaises joueuses</a>, etc. Mais nous sommes aussi nous, les premières, à renoncer à ce militantisme quotidien : combien apprennent à leur fiston à faire une lessive, mettre une casserole sur le feu, éplucher une carotte, alors que naturellement, faire des sablés avec les petites filles s’impose le mercredi ? Il y a 12 ans, je suis arrivée dans ce métier de critique gastro assez mince, un peu midinette, le profil gonzesse dans un parterre de blouses blanches à gros bide. Je n’ai gagné ma crédibilité qu’une fois à table, quand les chefs ont vu mon comportement avec la fourchette (oui je mange des tripes, je bois du rouge et je prends plutôt du fromage que du dessert voire les deux… et tout ça même à midi) et lu mes 1ères critiques. Une fille qui savait manger et en parler…dingue. Quand je suis accompagnée d’un homme, les sommeliers continuent de lui tendre la carte des vins, les serveurs continuent de m’orienter vers du poisson ou des salades ; mais je crois que je fais exception. La majorité des femmes font plus gaffe à table et à leur ligne quand les hommes s&rsquo;inquiètent assez peu de leur gras double (ventripotents, eux ne s’empêchent pas de mater les culs de 20 ans, espérer des talons et exiger de notre apparence). Et pour in fine lâcher un « et ben, ça va direct dans les cuisses ça madame ». Je me bats quotidiennement pour l’égalité d’éponge devant la baignoire sale mais je ne trouve pas de quoi balancer un porc. Je travaille tous les jours à cuisiner les hommes sur un tas de petites choses. Si nous luttions toutes un petit peu plus au quotidien plutôt que de se lâcher sur twitter, les porcs deviendraient des cochons d’Inde.</p>
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		<title>Dix ans avec Bottura</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 17:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[CC]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Food labo]]></category>
		<category><![CDATA[50 best]]></category>
		<category><![CDATA[Andrea Petrini]]></category>
		<category><![CDATA[Design culinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Parr]]></category>
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		<category><![CDATA[Munchies]]></category>
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		<description><![CDATA[Si je ne suis malheureusement jamais allée à l'Osteria Francescana, j'ai souvent croisé Massimo, écouté son intelligence et capté sa culture dans mes 10 années de cuisine. Une pointure d’internationalissime envergure! ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_27051" style="width: 630px" class="wp-caption alignnone"><img class=" wp-image-27051 " alt="Londres 2014. Après la cérémonie des 50 Best, Massimo Bottura nous prépare des pâtes" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2016/06/massimo-bottura-50-best-2016.jpg" width="620" height="420" /><p class="wp-caption-text">Londres 2014. Après la cérémonie des 50 Best, Massimo Bottura nous prépare des pâtes</p></div>
<p>Un Italien qui se balade en costume baskets New Balance et qui vous fait les meilleurs pâtes du monde en after privé, comme ça  à l&rsquo;impro après une grosse soirée qui l&rsquo;a vu couronner 3è meilleur restau du monde, on lui dit respect et on mange son assiette en se disant que c&rsquo;est peut-être la seule fois où l&rsquo;on touchera à sa cuisine. C&rsquo;était il y a deux ans à Londres. Depuis Massimo Bottura a gagné deux places aux <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/06/14/50-best-2016-bye-bye-frenchies/" target="_blank">50 best Restaurants 2016,</a> décernés hier à New-York et il faut compter sur lui comme le nouvel influent. &laquo;&nbsp;<em>Nous n’étions pas prêts. Aujourd’hui, nous le sommes</em>&laquo;&nbsp;, a sobrement <a href="http://www.atabula.com/worlds-50-best-2016-premieres-reactions-depuis-new-york/" target="_blank">déclaré</a> à NY le chef du meilleur restau au monde. On se doute que le vent brassé par le chef italien depuis plusieurs mois soit pour quelque chose dans cette captation du graal. 2015, c&rsquo;était l&rsquo;année Bottura. Massimo Bottura milite à Milan, avec sa <a href="http://www.osteriafrancescana.it/food-for-soul.pdf" target="_blank">Soup Kitchen</a> de l’Expo universelle de Milan, qui parlait de gaspillage alimentaire. Massimo Bottura écrit un livre. &laquo;&nbsp;Ne jamais faire confiance à un chef italien trop mince&nbsp;&raquo;*, prévient le chef adoubé par Phaïdon. Sa bible couverture marron et lettres d&rsquo;or explique avec force visuels à la <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/03/16/martin-parr-pornfood/" target="_blank">Martin Parr</a> que le sang du lièvre a tout à voir avec Picasso, décortique à grands coups de story telling des recettes comme celle du &laquo;&nbsp;Camouflage, lièvre dans les bois&nbsp;&raquo; et raconte la naissance de l&rsquo;esquimau de foie gras (que j&rsquo; évoquais dans mon <a href="http://www.sofoodsogood.com/2010/10/18/tous-au-sial-tous-au-sial-tous/" target="_blank">Design Culinaire)</a> refusé par les premiers clients. &laquo;&nbsp;<em>Cela ressemblait tellement à une glace Magnum que nous lui avons donné le nom de Magnum de foie gras</em>&laquo;&nbsp;. Puis, menacé par la dite société, il l&rsquo;a rebaptisé &laquo;&nbsp;Croccantino de foie gras&nbsp;&raquo;. Les pages de ce chef de Modene, né en 62, qui tend à &laquo;&nbsp;<em>amener la cuisine italienne dans le 21è</em> s&nbsp;&raquo; se lisent comme un roman.</p>
<div id="attachment_27058" style="width: 630px" class="wp-caption alignnone"><img class="size-full wp-image-27058" alt="Massimo Bottura et son ami Davide Scabin, saisis dans mon Iphone aux 50 Best 2014 à Londres" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2016/06/bottura-scabin-50-best.jpg" width="620" height="420" /><p class="wp-caption-text">Massimo Bottura et son ami Davide Scabin, saisis dans mon Iphone aux 50 Best 2014 à Londres</p></div>
<p>Si je ne suis malheureusement jamais allée à l&rsquo;<a href="http://www.osteriafrancescana.it/" target="_blank">Osteria Francescana</a>, j&rsquo;ai souvent croisé Massimo, écouté son intelligence et capté sa culture dans mes 10 années de cuisine. Un souvenir par exemple d&rsquo;Omnivore 2007 où il réinterprétait pour Gélinaz, avec René Redzepi, Thierry Marx, Petter Nillson et Fulvio Pierangelini un plat de Davide Scabin. Cette année là, Andrea Petrini nouvellement nommé président France des 50 Best, se demandait justement pourquoi &laquo;&nbsp;<em>des pointures d’internationalissime envergure</em>&laquo;&nbsp;, telle que Massimo Bottura ne figurait pas au classement&#8230;&nbsp;&raquo;<em>mais ça fait justement partie des objectifs expansionnistes de l’année à venir de les voir mettre à feu et à sang le sol anglais</em>&laquo;&nbsp;, concluait-il. Mission accomplie. Andrea a giclé mais Bottura est resté. Neuf ans plus tard, le premier chef du monde a fait le chemin, travaillant autant Thelonious Monk que le risotto, le parmesan que Joseph Beuys. &laquo;&nbsp;<em>Je regarde de l’art tout le temps</em>&laquo;&nbsp;, dit-il. A l&rsquo;Osteria, &laquo;&nbsp;<em>nous regardons le monde sous la table</em>&laquo;&nbsp;. Ou encore, &laquo;&nbsp;l<em>a cuisine n&rsquo;est pas seulement la qualité des ingrédients mais aussi celle des idées</em>. <em>Créer une recette est un acte intellectuel</em>&laquo;&nbsp;, écrit-il dans <a href="https://munchies.vice.com/fr/articles/en-cuisine-lingredient-le-plus-important-cest-la-culture" target="_blank">Munchies</a>, ça &laquo;&nbsp;<em>repose sur des visions, de l’intuition, de la velocita. Je sais tout et j’oublie tout</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong><em>Ne jamais faire confiance à un chef italien trop mince. Massimo Bottura. Phaïdon av 2015. 49,95€</em></strong></p>
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