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	<title>So Food So Good &#187; Marseille</title>
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		<title>Mijoba(r) des Amis</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Jun 2020 08:17:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le bar des Amis accueille des chefs en résidence. Ce mois-ci: David Mijoba, un marseillais d'origine venezuelienne. Et du coup, ça salse pas pareil à la pointe Rouge! ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="David Mijoba au Bar des Amis"><img class="alignnone  wp-image-32497" alt="bar-des-amis-falafel" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2020/06/bar-des-amis-falafel.jpg" width="620" height="420" /></a>David Mijoba a la bougeotte. Il a quitté le Venezuela pour Marseille, un peu par hasard &#8211; une chambre d&rsquo;un ami de la famille se présentait &#8211; mais surtout pour un rêve d&rsquo;enfant: faire une école hôtelière. Depuis, il a continué à avoir des fourmis dans les jambes. Je l&rsquo;ai connu au <a href="http://www.sofoodsogood.com/2011/01/14/cafe-des-epices-bis/" target="_blank">café des Epices</a> sauvant l&rsquo;adresse du naufrage, on l&rsquo;a vu ensuite saisonnier chez Jogging puis à la tête du <a href="https://www.facebook.com/Le-Bistrot-du-CAM-1034350383302071/" target="_blank">CAM</a>, ce très beau restau du club d&rsquo;aviron de l&rsquo;Estaque, trop éloigné pour qu&rsquo;on s&rsquo;y rende autant que faire se devrait (le restau est désormais tenu par un ancien de Lévy à l&rsquo;Alcyone). Il faut donc saisir David là où il se trouve, et en ce moment, c&rsquo;est à la Pointe Rouge.<br />
<img class="alignnone  wp-image-32499" alt="bar-des-amis-mijoba copie" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2020/06/bar-des-amis-mijoba-copie.jpg" width="620" height="420" />Le bar des Amis en a marre de faire la fête et aimerait bien qu&rsquo;on vienne un peu plus s&rsquo;attabler. Ca c&rsquo;est quand l&rsquo;ami est en gueule de bois parce que l&rsquo;ambiance, les gens, la convivialité, la musique, c&rsquo;est un peu son truc à ce Corse. Pour autant, c&rsquo;est bien à midi qu&rsquo;il faut y faire un tour. Bonne ambiance à la marseillaise avec un mix de locaux et de bobos du 8, le tout sur fond de différent. LE BDA n&rsquo;a pas d&rsquo;équivalent à Marseille : joli décor, un air de pays basque, senteurs maritimes et belle cuisine. Mijoba transporte ailleurs. Toujours ces petits plus qui font que l&rsquo;on n&rsquo;est à Marseille mais pas tout à fait là. Des couleurs (une trace d&rsquo;eau d&rsquo;encre noire sur une tomate rouge), des ingrédients (une salicorne rôtie au beurre), des créations (une tranche de prune sur une huitre de Carteau) qui rendent sa cuisine unique. Je crois qu&rsquo;elle est sans prétention mais aussi agréable à regarder qu&rsquo;à manger. Les gros falafels de pois chiches surmontés d&rsquo;houmous sont rendus tout croustillants par un mix de graines.  La fine peau du poisson a été cuite de sorte à se transformer en croustillant aromatique (à l&rsquo;estragon). Les fleurs de courgette sont farcies, comme il se doit, mais au pois chiche. On a tout de suite envie de re manger, de cuisiner, d&rsquo;aller faire son marché. Le soir on retrouvera certains plats en petits tapas à grignoter à l&rsquo;apéro, en écoutant René Frégni (9 juillet) ou le mix d&rsquo;un DJ marseillais.<br />
<img class="alignnone  wp-image-32501" alt="bar-des-amis-pan-bagnat" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2020/06/bar-des-amis-pan-bagnat.jpg" width="620" height="420" />La maison se sépare de ses chefs (Mijoba part fin juillet) mais pas de son pan bagnat. Un gros machino que l&rsquo;on pourrait partager si l&rsquo;on n&rsquo;était pas égoïste, comme on en trouve peu sur la Côte Bleue qui a malheureusement laissé ce sandwich estival aux niçois. Et puis il y a les filles de la maison: la cadette qui a abandonné Londres et le théâtre pour servir avec sourire et efficacité. Et Mélanie, à l&rsquo;accent anglais, qui farcit les pan bagnat mais fait surtout un délicieux gâteau à la verveine, tout simple et si différent, lui aussi. Trish Deseine sort de ce corps! Le café est bon, le vin moins. L&rsquo;ami a pourtant fréquenté la <a href="http://www.sofoodsogood.com/2010/01/01/nature/" target="_blank">Parenthèse</a> voisine. Mais bon&#8230; le rosé se boit comme le BDA : avec joie.</p>
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		<title>Mattias Castro : cuisinier Raptor warrior</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2019 07:22:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Prenez un chef badasse, tatoué sur les bras, cheveux gominés à l'huile de vidange et envoyez le à la campagne à bord d'un gros ranger faire son marché de baies sauvages et d'herbes aromatiques en milieu sauvage. Ca vous donnera une idée de la campagne que se paye Ford pour lancer en Europe un énorme 4x4 pour homme en mal de sensations extrêmes. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone  wp-image-32148" alt="mattias-castro-ranger-raptor" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/10/mattias-castro-ranger-raptor.jpg" width="620" height="420" />Prenez un chef à &laquo;&nbsp;l&rsquo;esprit badasse&nbsp;&raquo;, tatoué sur les bras, moustache profilée, cheveux gominés à l&rsquo;huile de vidange et doté d&rsquo;un accent un poil exotique (colombien!), mettez le au volant d&rsquo;un gros ranger roulant au diésel et envoyez le à la campagne faire son marché en mode <a href="http://www.sofoodsogood.com/2010/09/03/cook-it-raw-versus3-sauvage/" target="_blank">Cook it Raw</a>, à la recherche de baies sauvages en zones reculées et d&rsquo;herbes aromatiques en milieu sauvage. Sur le papier, ça parait certes un peu antinomique mais en vrai, ça fait de <a href="https://youtu.be/8UlV_HewIuY" target="_blank">beaux visuels</a>, une belle image de marque et permet de comprendre combien la cuisine est devenue un moteur de notre société. Après tout, &laquo;&nbsp;<em>en Colombie tout le monde roule en 4&#215;4</em>&laquo;&nbsp;, coupe court <a href="https://www.mattiascastro.com/" target="_blank">Mattias Castro,</a> le chef choisi en France pour la campagne de com. Pour lancer son Raptor en Europe &#8211; un 100% ricain que les <a href="https://www.caradisiac.com/virees-caradisiac-ford-ranger-raptor-on-a-teste-le-jump-177640.htm" target="_blank">journalistes auto-moto</a> qualifient eux mêmes de &laquo;&nbsp;<em>totalement déconnecté de la réalité mais terriblement généreux en sensations</em>&nbsp;&raquo; &#8211; Ford s&rsquo;est ainsi choisi un petit groupe de 5 chefs worldwide (<a href="https://www.instagram.com/frontlinechef/?hl=fr" target="_blank">Neil Rankin</a>, à Londres, <a href="https://www.restaurantboer.com/" target="_blank">Eugenio Boer </a>à Milan, <a href="https://www.facebook.com/chefJavierAlvarez/" target="_blank">Javier Alvarez</a>, en Espagne et <a href="https://www.facebook.com/nicholas.hahn.71" target="_blank">Nicholas Hahn</a>, en Allemagne) qui ont pour mission de mettre en avant les qualités extrèmes du véhicule. Parce que, une grosse voiture, c&rsquo;est comme un  chef: &laquo;&nbsp;<em>si sa valeur ajoutée dans notre pays est très limitée, en tant que carte de visite, ce modèle fait fort</em> !&nbsp;&raquo;, estime Wim Bervoets, chroniqueur chez <a href="https://www.vroom.be/fr/essai/essai-ford-ranger-raptor-une-b-te-sur-le-terrain-21760" target="_blank">Vroom</a>, à propos du Raptor.<br />
Le Raptor, c&rsquo;est un &laquo;&nbsp;<em>pur-sang capable de faire la course dans le désert, d’affronter n’importe quel terrain de jeu, capable de tout transporter et ce dans les conditions de travail les plus extrèmes</em>&laquo;&nbsp;, s&rsquo;élance Leo Roeks, directeur de Ford Performance en Europe. Et bien, <a href="https://www.mattiascastro.com/" target="_blank">Mattias Castro</a>, c&rsquo;est un peu pareil. Un warrior culinaire tout terrain, capable d&rsquo;envoyer 120 couverts à 6 mains, d&rsquo;enfumer sa cuisine et de sortir les plats les plus fins et les associations les plus extrêmes. Chef résident au <a href="https://www.hellochardon.com/" target="_blank">Chardon</a>, le jeune garçon a concocté un menu très fordien, de légumes grillés et de poissons fumés, dispo encore tout le mois d&rsquo;octobre au restau arlésien. &laquo;&nbsp;<em>J&rsquo;ai voulu quelque chose d&rsquo;agressif</em>&laquo;&nbsp;, balance-t-il pied au plancher. Une aubergine rôtie et mousse de scamorza avec une sauce au poivron qui ressemblerait à un bon vroum vroum de moteur chauffant. Une bonite crue sur une crème de maïs, quelques cacahuètes et tomates confites pour le smooth et le confort du Ranger (j&rsquo;ai testé les 2!). Et, fuyant les moustiques camarguais à la vitesse d&rsquo;un taureau énervé, un maquereau &laquo;&nbsp;<em>flambé au chalumeau</em>&nbsp;&raquo; aux pickles de salicorne, &laquo;&nbsp;<em>croustillant sur la peau comme quand vous roulez à 120 sur une route pavée, et fumé comme ce gout de poussière sur une piste camarguaise</em>&laquo;&nbsp;.  Le tout pour 39€, soit 60 000 fois moins que le véhicule qui a servi à les courses. Pas mal!</p>
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		<title>Belles retrouvailles avec Mathieu Dupuis Baumal</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 09:31:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce chef au look de rameur hawaien et à la cuisine affranchie, je l’avais rencontré au Domaine de Manville, puis un peu perdu.   J'ai retrouvé Mathieu Dupuis Baumal au Château de la Gaude! Et ce fut un très grand plaisir, humain comme gastronomique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-32123" alt="mathieu-dupuis-baumal" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/09/mathieu-dupuis-baumal.jpg" width="640" height="434" />Je l’avais rencontré au D<a href="http://www.sofoodsogood.com/2015/11/27/ladresse-qui-oublier-vendredi-13/" target="_blank">omaine de Manville</a> et été fort séduite par cette personnalité au look de rameur hawaien et à la cuisine affranchie qui ne collaient pas tout à fait avec le lieu – où il fut étoilé. Et pour cause, Mathieu Dupuis Baumal est parti et je l’ai retrouvé, du coté d’Aix, dans un magnifique domaine flambant neuf racheté par un homme qui a fait sa fortune dans le pneu… Au <a href="https://chateaudelagaude.com/" target="_blank">Château de la Gaude</a>.<br />
Matthieu a désormais un écrin sur mesure à sa mesure. Magnifique cuisine ouverte sur une salle contemporaine, dégagement sur les vignes (17ha), grandes tables nappées et une brasserie à venir. Le chef a eu carte blanche. Du coup, il a rempli les pages avec des propositions qui lui ressemblent parfaitement. On navigue entre huiles de Provence et kimchi coréen, noisettes du Piémont et mangue brûlée, jus gastro &#8211; Mathieu est notamment passé chez Eric Briffard, Christopher Hache, Michel Troisgros &#8211; et assaisonnements exotiques. « Je veux sortir de ma zone de confort », lance-t-il avant le service. On se destabilise d’emblée avec un fenouil confit, rôti, glace et gelée fenouil, un peu de pomme verte aussi. Une vision qu’il a construite par force voyages et regard ouvert autour de lui. Cet hiver, Mathieu a emmené toute son équipe au Japon, l’hiver prochain, ce sera sans doute le Brésil. Pas question de faire le touriste, à chaque fois c’est en véritable curieux de cultures et de techniques qu’il s’évade.<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-32126" alt="mathieu-dupuis-baumal-michelin" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/09/mathieu-dupuis-baumal-michelin.jpg" width="480" height="325" />La carte tape haut dans les produits, Michelin est assurément en ligne de mire. Les carabineros – le gambas écarlate &#8211; qui suivent sont à tomber. Magnifique plat visuel en deux temps où l’on goute du tamarin et du piment, un tartare au sorbet wasabi et un jus de têtes au gingembre. L’hyper gourmandise dans la grande élégance. Même jeu, un peu plus loin, autour du pigeon dont différents morceaux – jusqu’aux abats &#8211; jouent merveilleusement avec sauces, cuissons et présentations : sauce teriyaki, le rôti, le confit ou la laque. Mathieu sait aussi bien traiter l’exubérance d’un tacos que la sagesse d’une sauce normande.<br />
Les jus forment la colonne vertébrale de ce vaste menu en 5 services (135€) qui ne navigue pas droit, empruntant de grands chemins de liberté, évitant les impasses et fonçant droit dans ses affirmations. Tantôt sauces serrées et très classiques, tantôt des glaces réveillées d’une pertinente acidité. On les sert sur table, en laissant toujours le petit contenant à portée. Si bien que l’on se retrouve à trempouiller, reverser, saucer sans compter. Tous témoignent d’un lent travail de ciseleur doté d’un palais de chasseur.<br />
La carte est à l’échelle. Pesant son poids, elle renferme des Grange des Pères, des Cheval Blanc comme des Hauvette ou des Cuilleron. Il faut encore citer l’attention portée aux tenues des gens de salle. Matières fluides et tons naturels, taillés sur mesure par <a href="http://numafiguccia.fr/" target="_blank">Numa Foguccia</a>, qui achèvent de donner à ce lieu sa cohérence dans une contemporanéité pleinement assumée. Permaculture, pain maison, brasserie et autres voyages sont le prochain programme de Mathieu Dupuis Baumal.</p>
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		<title>Refugee Food Festival, acte3</title>
		<link>http://www.sofoodsogood.com/2019/06/19/refugee-food-festival-acte3/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 10:17:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Marseille accueille cette semaine, et pour la 3è année, le Refugee Food Festival. Alors que le festival ne prend pas sur d'autres destinations, la ville s'avère particulièrement active en matière d'intégration culinaire. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31938" alt="refugee-food-festival-passedat" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/06/refugee-food-festival-passedat.jpg" width="480" height="325" />Marseille accueille cette semaine le <a href="http://www.sofoodsogood.com/2017/06/20/mangez-migrant/" target="_blank">Refugee Food Festival</a>. Le principe de cet événement, crée il y a 4 ans et qui touche quelque 14 villes dans le monde (en France) est d&rsquo;ouvrir les cuisines d&rsquo;un restau à un chef étranger réfugié en France pour des menus issus de ces rencontres culturelles.  &laquo;&nbsp;<em>La cuisine universelle, a ce formidable pouvoir de reconnecter les gens</em>&laquo;&nbsp;, édicte Louis Martin le co fondateur de cet événement.le tissu associatif marseillais ne manque pas de ressources en la matière. En 2016, les Allemands de <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/05/02/world-wide-food/" target="_blank">Kitchen On the run</a> avaient déjà donné un bon aperçu des besoins locaux. Cette année, le <a href="https://www.cafeborely.fr/" target="_blank">Café Borely</a> se met à la cuisine afghane toute la semaine, vendredi, l&rsquo;<a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/03/30/lepicerie-ideal-de-julia-sammut/" target="_blank">Epicerie Idéal</a> s&rsquo;ouvre à la Cote d&rsquo;ivoire et jeudi, <a href="http://www.sofoodsogood.com/2018/04/19/la-cantine-qui-bouge-la-joliette/" target="_blank">l&rsquo;Arrosoir</a> aux mets soudanais. Chacun joue à sa façon avec ces allers-retours qui vident à enrichir chaque culture gastronomique régionale. Au café Borely Mamadhil Ashakullah voulait un plat à la courge. A défaut de saison, Thierry Casoni lui a proposé une courgette de Nice. A Yima, Tina Demeke Eneyew a cuisiné une sauce rouge bien relevée. Ella Aflalo l&rsquo;a mise sur une galette. &laquo;&nbsp;Drôle de rencontre&nbsp;&raquo;, s&rsquo;est étonnée Tina qui ne l&rsquo;a jamais présentée ainsi. Ainsi va le jeu de la world food. Le plus abouti des menus  est sans doute celui du Môle Passedat qui hérite de la star du RFF. <a href="http://www.chefelkhaldy.com" target="_blank">Mohammad Elkhaldy</a>, c&rsquo;est le conte de fée de l&rsquo;intégration réussie. Arrivé en France en 2015  après un périple à travers plusieurs pays du Moyen-orient et européens, avec une solide expérience en Syrie (18 franchises, conseiller pour plus de 200 restaus, star TV), Mohammad a déjà travaillé dans les cuisines de Jégo, <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/08/28/chef-go-michel-troigros/" target="_blank">Troisgros</a> et autres <a href="http://www.sofoodsogood.com/2011/05/03/septime-attention-valeur-sure/" target="_blank">Grébaut</a>. Son zahtar n&rsquo;est fait qu&rsquo;avec les épices de <a href="https://www.epices-roellinger.com/fr/" target="_blank">Roellinger</a>&#8230; Le garçon participe à Taste of Paris et organise des buffets pour Kenzo et Hidalgo. En toute logique, le voilà donc chez Passedat.Sébastien Dugast a l&rsquo;intelligence de lui laisser carte blanche: son menu, ses produits, ses plats. Sauf que lui les réinterprétera à la française, avec ses équivalents et habitudes locaux. Sardine, pois chiches, langoustine (le courant marin est le même entre Marseille et la Syrie), mérou, etc.  Ainsi le friquet (blé vert) syrien devient un boulghour méditerranéen, le pois chiche à humous se transforme en pois chiche à soca, d&rsquo;un dessert à base de fleur d&rsquo;oranger va naitre un calisson. Chaque assiette sera double.<br />
Marseille, évident terrain de mixité sociale et mondiale, s&rsquo;avère particulièrement active dans les initiatives culinaires citoyennes. Partisan du &laquo;&nbsp;<em>brassage des formes d’alimentation et les projets culinaires solidaires</em>&laquo;&nbsp;, le <a href="https://www.fonds-epicurien.fr/" target="_blank">Fonds Epicurien</a> est cette année partenaire du festival. Et le RFF, intelligemment médiatisé, met du coup à jour un certain nombre d&rsquo;acteurs culinaires dans ce domaine universel &#8211; des <a href="https://www.facebook.com/pages/category/Community/Mixeat-440452092728256/" target="_blank">Mixeaty</a>, les <a href="https://www.facebook.com/ApprentisdAuteuil/?__tn__=kC-R&amp;eid=ARAQ20cXSmcqyLtBszwDHnSnGk7pmU35yGzzLbZxpML-9R-mdoga8rbKokTlcwx4PDzaPRivA-AzuVTL&amp;hc_ref=ARS5T0FlafaRax3TBUK7tK2N0qgmbez6rL2FQj2XEdT_ShRXEOevUNiDSX5fuZIEtyI&amp;fref=nf&amp;__xts__[0]=68.ARAQczovC27HPFHPufDhv1Xgl9DqqQKMZDs53ZFywC8K1Ouzms5dRDYOxQVbZaWTc2QA4ZCgQuMUJaPTChtRENEyWNjIyFcQKCacZRs9N8KRcQZN-bjn5gqePotAD7pKgZ3mq2quOkhDhYE-gwKexeJlBpdcYLF-RVfOqcRkATZvmxER-lpHSz4viwgAMSn6drLYmqBNkE84jxWdAeldt0Z8K3Jt0q59ePddJKooJvJxC_0i_xBvHNnfQYg9MGlclzFhFqBQTlyBnDjrN2rPfbKEcEi24b5RMF9YWLx0BoJQ1x1w7lo_0Gq5QDxjGTydQ0tILrosye7Kdu_xunE9SDt92j4KHWnJobCKUA" target="_blank">Apprentis d&rsquo;Auteuil</a>, <a href="https://www.facebook.com/desetoilesetdesfemmesmarseille/" target="_blank">des Etoiles et des femmes</a>, la table de Cana, <a href="https://www.lescuistotsmigrateurs.com/" target="_blank">Cuistots Migrateurs</a> sont autant d&rsquo;organismes travaillant à la question de la cuisine comme vecteur culturel. Une notion qui est l&rsquo;essence même de sofoodsogood.</p>
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		<title>Les 3 Coups: sonnés pour l&#8217;été!</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2019 10:04:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Eugénie a quitté Madame Jeanne pour changer une adresse cacher en beau bistrot de vins nature et cuisine du moment à partager en petits plats. On y boit un excellent Dai! qui nous donne la tonalité pour cet été! Les 33 Coups ont sonné!]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31900" alt="bistrot-les-trois-coups" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/05/bistrot-les-trois-coups.jpg" width="640" height="480" />Les 3 Coups ont sonné pour la jeune Eugénie. Marre d&rsquo;être au service des autres, la jeune enthousiaste de vins nature a sonné le lancement de son propre restau il y a quelques semaines. Excellent spot estival sur la petite place Edmond Rostand avec nappes au vert, arbre municipal, vaisselle chinée et super vins dans le verre. On occupe l&rsquo;espace public comme on peut et cale l&rsquo;ardoise sur le trottoir ou au pied des arbres. Giovanni, arrivant de sérieuses tables parisiennes, a construit, cette première carte. Des petites entrées à partager, des petits plats qui feront tout un menu, une entrée/un dessert, ou juste un plat unique, chacun construit son déjeuner. La saison des tomates démarre en tartare ou accompagnement d&rsquo;une seiche juste saisie (10€). La tagliata de veau est bien rosée et généreuse, assaisonnée de beurre noisette au piment d&rsquo;Espelette (12€). L&rsquo;artichaut, en émulsion bagna cauda, parsemé de ricotta séchée (10€). Cuissons maitrisées, jolis assaisonnements, idées parsemées, toutes ces petites entrées sont régaleuses et on se ravit de n&rsquo;avoir qu&rsquo;elles sur la table. A coté, mérou et risotto (17€), ventrèche et polenta (16€), mérou et haricots verts, font pourtant carrément de l&rsquo;oeil. Au dessert, l&rsquo;abricot est déjà là. Trop tôt à mon sens. J&rsquo;opte pour un brownie praliné, un peu trop serré mais généreusement dosé en noisettes. A tel point que quand arrive le café de <a href="https://www.facebook.com/CAFECORTOFRANCE/" target="_blank">Corto</a> (l&rsquo;entraide des filles)  dans sa petite tasse vieillotte en porcelaine, on délaisse la truffe maison. Coté vins, impossible de résister au rosé déniché par cette fouineuse en vins de vignerons travaillés naturellement. Les Trois Coups font aussi cave , du coup on peut gouter au verre presque toutes les belles étiquettes de vignerons chinés dans le milieu des vins qui vivent (Eugénie s&rsquo;est formée en vins nature à l&rsquo;Etiquette à Bruxelles). Partis pour l&rsquo;été, on va opter pour les mois à venir pour cette version rose et vineuse, pas tout à fait transparente, vinifiée cépage par cépage <a href="https://www.youtube.com/watch?v=B9Ue_Z24iCI" target="_blank">par Myrko Tépus</a> dans une cave semi enterrée à Esparron et garder, comme lui, le mot d&rsquo;ordre estival pour cette adresse jeune et péchue: Dai!Dai!Dai!</p>
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		<title>Couscous poulpy du jeudi</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Apr 2019 09:46:00 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[vieux port]]></category>

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		<description><![CDATA[Le jeudi, c'est poulpy. Mieux, couscous poulpy. Le Jasmin de Tunis, petite adresse discrète du bas de la rue de Breteuil à Marseille, cuit et sert la bête entière. C'est d'autant plus délicieux que c'est un couscous au féminin, concocté par deux soeurs qui sentent le jasmin.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31858" alt="le-jasmin-de-tunis" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/04/le-jasmin-de-tunis.jpg" width="640" height="434" />Il faut remercier les réseaux sociaux de nous pointer ce que l&rsquo;on ne voit pas en passant tous les jours devant. Le <a href="https://www.facebook.com/JasmineOfTunisia/" target="_blank">Jasmin de Tunis</a> est posé là, au début de la rue de Breteuil, depuis un an mais il a fallu me faire taguer le jour du couscous au poulpe pour entrer dans l&rsquo;une des meilleures adresses de semoule de Marseille. Safa et Amani, deux soeurs, toutes jeunes, manient semoule et service comme en famille. Leur cuisine tunisienne est celle que l&rsquo;on peut manger à Bizerte, Tunis ou La Marsa. La télé déverse  sans discontinuer du oud traditionnel. La salle est remplie de mamies ou d&rsquo;ouvriers encore plein de peinture. Oijas, bricks, brochettes, tous les attendus sont là. Et chaque jour de la semaine, un couscous différent. Et le jeudi, c&rsquo;est poulpe! La Tunisie est l le seul pays du Maghreb à l&rsquo;utiliser. Un petit poulpe entier, rapporté fraichement du port voisin ou de pêcheurs maison, bouilli longtemps au bouillon qui a s&rsquo;est condensé au fil des heures en saveurs. Safa vous en apporte un petit pot supplémentaire. La semoule est toute fine, comme je l&rsquo;aime, et comme on la trouve rarement. On attaque corps et tentacules sur les légumes. Ce plat ne sait ressembler qu&rsquo;à ceux qui le cuisinent et chacun est donc unique. Amani lui met des épices douces et un gout peu poissonneux, cet équilibre particulier au poulpe qui tend entre mer et terre. L&rsquo;assiette est à 18€ et on en vient difficilement à bout (<a href="https://www.just-eat.fr/?gclid=Cj0KCQjw1pblBRDSARIsACfUG1335j-RemW1-phcGeBzH3uPU3DOnXdnNkCNNZ72opTFdoOCVPlUiBsaAqdPEALw_wcB" target="_blank">livraison</a> possible). Revenez demain : le vendredi, c&rsquo;est couscous poisson.</p>
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		<title>Tea time: encore un peu d&#8217;hiver svp</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 12:02:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Yoan Dessarzin]]></category>

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		<description><![CDATA[Voila déjà le printemps et l'on voudrait que l'hiver dure encore. Avec ce qu'il nous laisse de réconfort, de couettes où s'enrouler et de chocolats chauds. heureusement, l'Intercontinental joue les prolongations jusqu'à fin avril avec le tea time de Yoan Dessarzin à l'Intercontinental Marseille.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31838" alt="tea-time-intrecontinental-marseille" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/03/tea-time-intrecontinental-marseille.jpg" width="640" height="433" />Voila déjà le printemps et l&rsquo;on voudrait que l&rsquo;hiver dure encore. Avec ce qu&rsquo;il nous laisse de réconfort, de couettes où s&rsquo;enrouler et de chocolats chauds. heureusement, l&rsquo;Intercontinental Marseille joue les prolongations jusqu&rsquo;à fin avril avec le tea time de Yoan Dessarzin. Le pâtissier maison l&rsquo;a voulu dans les règles de l&rsquo;art avec tous les codes british: du sucré et du salé, un chocolat voluptueux, un thé une brioche et un service qui nous vaudrait à lui seul un brexit avec les Anglais. Même si le sucré m&rsquo;emporte toujours, les miniatures salées de Yoan sont trop jolies pour ne pas s&rsquo;y précipiter. Petit pain brioché Philadelphia et sanguins, salade Caesar en wrap, foie gras. Un chocolat chaud épais et peu sucré fait la transition vers le sucre. Belle brioche à déguster sans complexe avec une crème d&rsquo;Isigny, macaron navette (de <a href="https://munchies.vice.com/fr/article/mb55xq/aux-origines-de-la-navette-marseillaise-gateau-mystique-au-gout-fade" target="_blank">Mr Orsini</a>), des muffins que Yoan allège à l&rsquo;huile de pépins de raisin plutôt qu&rsquo;au beurre et un assortiment de pâtisseries qu&rsquo;on croirait extraites du charriot de desserts. Le travail sur chaque pièce est à l&rsquo;inverse de leur taille! Tartelette à la ganache araguani 72% montée, un choux au caramel façon kinder (surprise à l&rsquo;intérieur!), jusqu&rsquo;au baba exotique servi dans un verre (peut-être le petit moins de ce généreux goûter). Les agrumes font la trame entre le pâtissier et le chef maison, Lionel Lévy, les deux garçons partageant la même passion. On les retrouve ici de la marmelade à la verrine et par petites touches discrètes. Envisagez de vous poser quelques heures dans cet intermède cocooning et gourmand entre hiver et printemps.</p>
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		<title>Hourra Ourea</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 09:42:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ourea est une  des plus belles ouvertures marseillaises de 2018. Dans une communion sans prétention, Ourea s’insère ainsi comme une des nouvelles tables qui embarquent un nouveau Marseille avec une modestie dissimulant des caractères malicieux ayant bien des choses à dire.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31713" alt="ourea-restaurant" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/02/ourea-restaurant.jpg" width="640" height="434" />Ourea est une  des plus belles ouvertures marseillaises de 2018. Fruit d&rsquo;une <a href="http://www.sofoodsogood.com/2018/05/25/ourea-ouverture-demain/" target="_blank">longue patience</a>, <a href="http://www.sofoodsogood.com/2018/05/25/ourea-ouverture-demain/" target="_blank">Ourea</a> est un restaurant sensible et Descendus de Paris (quitté Eric Trochon/) pour le sud, Matthieu Roche et Camille Fromont ont commencé par se confronter à Marseille. D&rsquo;attentes en déconvenues, ils ont fini par s&rsquo;installer derrière la palais de justice, sur le traces de <a href="http://www.sofoodsogood.com/2011/12/08/cest-qui-qi/" target="_blank">Qi</a> puis <a href="http://www.sofoodsogood.com/2015/02/05/chez-georgiana-le-nouveau-georgiana/" target="_blank">Georgi</a>. Le lieu demeure dans les codes clairs et modernes, cuisine vitrée, petit comptoir pour client ami ou esseulé, art contemporain aux murs qui nous rappelle que Camille fit des études dans le domaine, avant de s&rsquo;attaquer à celui des vignerons.<br />
L’approche se fait en douceur. Camille glisse dans la salle à l’écoute de chacun, suggérant des accords, répondant aux envies. En cuisine, Mathieu travaille des assemblages subtils et très personnels, n’hésitant pas les touches inattendues qui essaiment dans l’assiette lui donnant une tournure inattendue. Epices, herbes, condiments qui donnent une ampleur à cette cuisine stylée et sans barrière. « <em>C’est une cuisine inclusive, pas exclusive</em> », résume Mathieu. On peut y rencontrer des touches du bassin méditerranéen comme de Bretagne, des épices comme des herbes, des émulsions comme des réductions. Dans des assiettes en forme de nuage aux couleurs céladon, les compositions s’agencent en toute conscience.<br />
Cette belle adresse a fait du local une vraie éthique. Mathieu et Camille ont mis à profit leurs premiers mois d’attentes marseillaises à profit. Partis à la rencontre des producteurs et des vignerons, ils ont fabriqué leur propre système de ressources. Dans une communion sans prétention, Ourea s’insère ainsi comme une de ces nouvelles tables qui emmènent avec leur jeunesse un nouveau Marseille, dans une modestie dissimulant des caractères malicieux ayant bien des choses à dire.</p>
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		<title>Aussitôt dit, Aussihtôt fait</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 11:11:19 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Petites Adresses]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille 07]]></category>
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		<category><![CDATA[working place]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nouveau concept store dans le quartier des Catalans avec cantine pour filles et enfants. Empreinte méditerranéenne et contemporaine pour cette adresse à déguster toute la journée en différents styles.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31658" alt="aussih-concept-store-marseille" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2019/01/aussih-concept-store-marseille.jpg" width="640" height="433" />C&rsquo;est un peu ce que se sont dit Audrey Colombani &amp; Jessie Hessmann : on lance d&rsquo;abord des <a href="http://www.maisonmadeleinedecoration.com/" target="_blank">coussins de luxe</a> 100% made in France et puis on colle nos prénoms (avec un H à la fin, car c&rsquo;est plus feng shui) et on ouvre &laquo;&nbsp;<em>un lieu de vie vivant</em>&nbsp;&raquo; . Un printemps et un demi hiver plus tard,  les deux jeunes marseillaises ouvrent Aussih. Un nouveau lieu de 250 m2 tout beau tout propre aux Catalans, où l&rsquo;on trouve du mobilier, des accessoires, de la mode et les fameux coussins &#8211; tout ça pour un pouvoir d&rsquo;achat très Bompard &#8211; mais surtout une petite cuisine de comptoir réalisée par deux anciens du Burger&rsquo;s Banquet, Damien Modena et Joffrey de Matra. &laquo;&nbsp;<em>Une cantine de cuisine méditerranéenne, contemporaine et familiale, avec une carte qui suit les saisons</em>&laquo;&nbsp;. En ce moment , c&rsquo;est les retrouvailles avec un vieux de la vieille trop souvent oublié, l&rsquo;oeuf bénédictine (15,5€) &#8211; en version saumon ou bacon -  une inévitable salade de choux kale (je ne comprends toujours pas ce légume!), une salade caesar (14,5€) et une pasta réconfortante. Coté gâteaux (6.7€), on fonce dans le style anglo-saxon avec force glaçage, carottes et crème qui s&rsquo;accorde avec ce décor de poupée confortable et bien pensé. Si l&rsquo;on ne se déplacera pas forcément que pour l&rsquo;assiette, par contre on aimera  l&rsquo;ambiance d&rsquo;Aussih: très animée le midi, plus calme la matin pour un café working tranquille (des prises partout, du wifi à dispo) ou l&rsquo;après-midi pour un tea time d&rsquo;inspiration. La déco est stylée, des couleurs chaudes de terracotta, un grand comptoir ouvert. Le patio, petit couloir comme Marseille en planque souvent entre ses immeubles, peint de blanc et agréablement habillé ouvrira dès les baux jours. En attendant, on peut y fumer sur les coussins Maison.<br />
Mais Aussih, c&rsquo;est aussi tester le mobilier, la vaisselle (belles assiettes en poterie émaillée <a href="https://www.casacubista.com" target="_blank">portuguaise</a>) ou la carafe d&rsquo;eau que l&rsquo;on aurait envie d&rsquo;acheter : tout est à vendre, les collections changeront souvent. C&rsquo;est aussi rencontrer des chefs pour des dîners privés. Façon <a href="https://www.joggingjogging.com/" target="_blank">Jogging</a>, des pros de tous horizons viendront une fois par mois exécuter leur cuisine pour 35 personnes. Une fois par mois Aussih, un brunch dominical (dernier dimanche du mois) qui promet des dimanches très cocooning. Bref, Aussih, c&rsquo;est aussi plein d&rsquo;autres choses à venir, qui anime ce quartier également en devenir. Aussih, aussi avec <a href="http://www.sofoodsogood.com/2016/11/20/st-honore-fait-son-coming-out/" target="_blank">Maison St Honoré</a>, <a href="http://www.sofoodsogood.com/2014/06/25/farinowoman/" target="_blank">Dame Farine</a>, <a href="http://www.sofoodsogood.com/2018/01/18/la-fabriquerie-traiteur-de-chef/" target="_blank">la Fabriquerie</a>, <a href="http://www.sofoodsogood.com/2017/12/15/the-boucher-of-marseille/" target="_blank">Le Boucher</a> ou le <a href="http://www.sofoodsogood.com/2010/11/20/6976/" target="_blank">Baron Perché</a>, participe au mouvement des Catalans.</p>
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		<title>L&#8217;Oustau de Baumanière vs jeune</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 17:09:34 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Baux de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Glenn Viel]]></category>
		<category><![CDATA[Jean André Charial]]></category>
		<category><![CDATA[Michelin]]></category>
		<category><![CDATA[Oustau de Baumanière]]></category>

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		<description><![CDATA[Un passage cet été dans le classique Oustau de Baumanière où un jeune chef, Glenn Viel, rajeunit l'histoire. A la fin de repas, on aperçoit Charles Aznavour, se levant de table pour un petit tour en cuisine. Une dernière photo aux Baux.

]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-31263" alt="oustau-de-baumanière-glenn-viel" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2018/10/oustau-de-baumanière-glenn-viel.jpg" width="480" height="325" />Epris de jeune cuisine, il est des établissements où l’on n’ose pas vraiment rentrer. Trop « Baux », trop châteaux, trop historico. Pour ceux qui n’ont pas comme moi une certaine adoration de ce passé, il suffit parfois d’une nouvelle génération pour pouvoir passer le cap. Glenn Viel n’a pas le look R&amp;C Collection. Inutile de le présenter au « tatoo free chef of the year » des <a href="http://www.sofoodsogood.com/2018/05/17/world-restaurant-awards-are-the-new/" target="_blank">World Restaurant Awards</a>. Ce breton est hors catégorie !<br />
Glenn n’a pas l’esprit palace. Ca tombe bien, ça n’est pas celui de la maison. Bien que double étoilé, L’Oustau de Baumanière veut rester dans un standing très belle campagne. Le service du pain s&rsquo;installe vers 12h15, en même temps que les premiers clients. Magnifique travail de boulanger in situ qui doit pouvoir pervertir le plus retord des esprits sans gluten. Le sans blé est lui aussi gâté par un petit pain fabriqué par Nadia Sammut, cheffe de la Fenière qui vient d&rsquo;ouvrir son moulin no glu… Un dormeur, émietté sans compter les heures , accompagné de fines tranches de bœuf mariné et d’un crémeux de basilic. L’esprit contradicteur du chef s ‘allie à une sagesse séductrice. Il faut dégager la cuillère élégamment planquée dans la pince pour en sortir le gout puissant du « caca nerveux » du crabe qui a heureusement été préservé. Le St Pierre est magnifiquement cuit à la broche et découpé en salle , sans préciosité mais avec la fermeté que mérite un tel morceau. Service impeccable et attentionné, jouant dans la justesse de la modernité, ni trop apprêté ni trop familier.<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-31264" alt="oustau-de-baumanière" src="http://www.sofoodsogood.com/wp-content/uploads/2018/10/oustau-de-baumanière.jpg" width="640" height="433" />Quelques légumes sont là – demi poivrade – mais on s’en passerait presque . C’est succulent !   « J<em>’aime la simplicité du produit cuit impeccable, sans trop de fioriture, aucun bling bling sur le produit </em>», explique peu après Jean-André Charial, propriétaire du lieu, qui veille au grain de son poulain. Quand on lui demande comment Glenn Viel doit-il interpréter cette institution du Val d’Enfer ? : « <em>Glenn est venu moderniser </em>», coupe-t-il. Une page d’histoire a été tournée à l’Oustau de Baumanière. A la fin de repas, on aperçoit Charles Aznavour, se levant de table pour un petit tour en cuisine. Une dernière photo aux Baux.</p>
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