Les 3 étoiles me racontent leur salade

Cet été, c’était les salades et de tartes des blogs et de quelques chefs . Pour finir la saison verte, j’ai cette fois appellé les triples étoilés…  J’ai en fait demandé aux trois étoiles de me raconter leurs salades… Ceux que vous allez lire ont très volontiers accepter d’improviser, d’autres ont voulu cadrer et les derniers ont refusé (non, non, non,vous n’aurez pas les noms). J’ai voulu une petite recette facile et surtout vite faite, racontée de vive voix car dans leurs mains rien n’est jamais pareil et dans leurs mots tout est exceptionnel. Rendez vous demain avec ….

So foodidtgv

Je passe pas mal d’heures entre Paris et Marseille dans des idtgv qui me mènent de la mer à la tour Eiffel, de la Méditerranée à la Seine, de la pizza au gastro, de toblerone en toblerone. Pas mal de temps à jongler avec des coups de speed jusqu’au bout du quai, les minutes de batterie restante et la bataille en zap pour faire éteindre les portables des marseillais à m’entendre dire « mais mdame vous avez qu’à aller en en »…. Chaque voyage est ainsi un petit dépaysement culturel. Vous n’imaginez pas comme en 3h on passe d’une France à une autre. Les baristas ( !) font donc régulièrement partie de mes voyages culinaires…Ces personnages pleins d’enthousiasme qui vous font tromper Morphée pour vous pervertir au bar. Mais je m’y rends en fait très volontiers, curieuse des petites nouveautés qui peuplent régulièrement cet espace. Il se trouve que la carte

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Saturne: pas de fumée sans feu

Deux trois critiques à midi, une ou deux le soir… Il n’y a pas de fumée sans feu. Attendu, guetté (un ancien de Passard, du vin nature, un bon emplacement), Saturne est dans les petits papiers des tables de la rentrée. Sans aucun doute celle dont on parlera pour cette fin 2010. Parce que bien fait, lisible et agréable. Quelques détails signifiants des tables intelligentes : Pain Christophe Vasseur (tiens tiens du Pain et des Idées s’attaque aux restau. On l’annonce au Plazza Athénée), comté en carpaccio tranché à la mandoline, café bio de l’Arbre à café , verres soufflés main, table ouverte le lundi, etc. Et une carte à la Frenchie qui laisse peu de place à l’hésitation : deux entrées, un plat, un fromage, un dessert. A deux , on prend tout ! Chipirons, lieu jaune, poularde, morbier fermier et sablé !

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Rabanel exliqué o zadultes |2

Suite d’une dégustation façon 7 ans (la semaine dernière, c’était le menu entier). A l’Atelier de Jean Luc Rabanel, quand on est au CM1, on trouve que le consommé de homard, cocos et épices asiat ressemble plutôt à une soupe de poisson! « Ya du calamar » – du calamar, t’es sûre? –  » oui oui c’est du calamar (ah non… c’est de la crevette ! ) et puis …. des pois chiches« . Untitled from sofoodsogood on Vimeo.  

Nourritures musicales

D’exquises ivresses au menu du Festival Ile de France qui se poursuit jusque début octobre. Tout ce mois ci, une trentaine de concerts dans des lieux historiques, aux portes de Paris. Cette année, l’ivresse est au programme. Nourritures et musique s’associent et s’épaulent, s’alimentent et s’entretiennent à tous les concerts. Samedi dernier, le Festin de Babette a été lu par Hélène Vincent. Ce samedi ci, c’est banquet royal à la cour de Corée. Puis dimanche, thé musical à la manufacture de Sèvres avec la lecture du « maitre de thé ». Et ainsi de suite, jusqu’à l’apothéose du concert de courges et courgettes. Le  Vienna Vegetable Orchestra débarque sur scène le 2 octobre après avoir fait son marché avec carottes en trompettes et cithares de cucurbitacées… 34 concerts au total de musiques de banquet, chansons à boire ou odes à la terre nourricière. Petit déjeuner puis diète avec la musique

Journées du patrimoine: cuisines le Corbusier

1945: Le Corbusier pose à Marseille la 1ère pierre de la Cité Radieuse. Dans son « unité d’habitation«   tout est prévu pour une vie collective saine, familiale et urbaine : rue commerçante, crèche, école maternelle, toit terrasse, piscine, gymnase. A l’extérieur des appartements, des boîtes accueillent les livraisons des commerces du 3è étage. On les ouvre de l’intérieur, à la façon d’un monte plat. Une autre boîte est prévue pour la glace: le frigo n’est pas encore entré dans la grande consommation. Charlotte Perriand, diplômée des arts déco, s’arrache les cheveux mais passe dix ans à travailler avec l’architecte et c’est elle qui conçoit d’intelligentes petites cuisines ouvertes pour la ménagère active qui reprend plaisir aux fourneaux. Ces « contenants d’une famille » consacrent quelques mètres carrés à la cuisine optimisés au maximum : passe plat, placards en hauteur,  plaques électriques, plan de travail en zinc, porte savon et espace éponge incrustés dans

Journées du patrimoine culinaire

Les journées du Patrimoine ont choisi les grands hommes. la cuisine ne serait pas ce qu’elle est sans certains d’entre eux, des hommes et des femmes passionnés qui ont laissé un peu d »ux mêmes à nos palais. Petit parcours culinaire et historique pour le week end. Auguste Escoffier (1846-1935) Le créateur de la pêche melba a commencé tout jeunot (13 ans) comme apprenti au « Restaurant Français » chez son oncle à Nice. Rôtisseur, saucier, chef de cuisine au Q.G. de l’Armée du Rhin à Metz, chef de cuisine au « Grand Hôtel » à Monte-Carlo et enfin fondateur d’hôtels de luxe avec César Ritz (le même que celui de la pl vendôme) , Auguste Escoffier fut aussi f-grand écrivain de la gastronomie. Sa création la plus célèbre reste la Pêche Melba, qu’il dédia à une célèbre cantatrice australienne qu’il rencontra en 1894, et dont il décrivit la recette ainsi : « des pêches tendres et

Du pain, des idées et des amis

Vendredi, c’est radis! De jolis légumes tout juste poussés, fraichement cueillis, arrivés juste là en plein paris, en face de mon boulanger préféré. Tous les vendredis dès midi, Du Pain et des Idées a donné rendez vous à ses amis, Terroirs d’avenir et quelques uns des producteurs qui fournissent la boulangerie, sur le trottoir, juste devant Du Pain et des Idées. Terroir a déserté le 104 trop désert et le voilà dans le 10è. A côté, La Ferme du Bout là haut, l’Earl du marché des Enfants rouges,  débarque avec sa viande. Du coup, super pratique: on achète son quart de pain, sa petite tarte aux figues (celles du moment!!!) et on repart avec ses légumes La semaine dernière c’était plein de framboises et de grosses mûres, de tomates Alexandre et Samuel, qui fournissent déjà le Meurice, la Kitchen Gallery, Jadis, militent pour des produits de qualité, liés à un

L’Osteria dell’ anima: ma planque à pâtes

L’Osteria dell’anima c’est la planque absolue. L’adresse qu’on hésite à livrer, le petit couloir qu’on voudrait se réserver pour être sûr d’y avoir toujours sa table, juste là entre quatre murs. Son petit coin de pasta au milieu de cette vraie déco de trattoria, où l’on est à l’aise que par l’odeur et l’ambiance. Et l’accent de la patronne bien sûr. De celles qui vous déroulent tagliatelles et lasagnes à la demande, juste derrière vous sur la table en saule (comme il se doit) entreposée au milieu de l’estancot, d’un geste qui signifie toute la pratique. Marika donne faim! Après, rien n’à dire. Tagliolini gambas et trevise, parpadelle encre de seiche et camalars ou « vrais lasagnes », aux 3 viandes….  On mange, on pleure et basta. L’adresse que même Google ne connaît pas. Et pour cause, elle est du genre à se la garder.

L’Atelier de Rabanel exliqué o zadultes |1

Mercredi, c’est les enfants du midi… Le goût se forme tout petit paraît-il… Alors pourquoi pas dans un deux Mac? Faut pas croire qu’elles aiment pas le bon régime gastro que suivent leurs mamans, les petites têtes blondes. Alors quand une petite fille (la mienne) déjeune à l’Atelier de Jean Luc Rabanel, il faut bien commenter la quinzaine de plats à défaut de les manger tous. Regards d’enfant qui a goûté à tout, pas tout aimé mais tout regardé, souvent saucé, trempé (doigt, pain, ciboulette) et parfois deviné.