Du pain, du design
Le projet de design culinaire de Julien Madérou me plaît en ce qu’il a de lisible, accessible, compréhensible. Ses « morceaux choisis », réalisés dans le cadre de son diplôme de l’Ecole Boulle, sont de véritables alternatives au pain tranché. Cantonné à son rôle de designer, Julien Madérou n’intervient nullement sur la fabrication du pain mais invente sur la miche, en proposant de nouveaux usages accompagnés d’un vocabulaire à manger. Il donne ainsi une réelle valeur ajoutée à la marque de la miss Apollonia qui, elle, innove dans sa tradition. Un cutter, un mètre et un pain Poilâne vous suffiront à manger vos œufs à la coque façon design Q. Les 15 « transformations de pains » proposées sont une réelle instrumentalisation du Poilâne. Et de cette association, Julien a réalisé une sorte de manuel de bricolage culinaire. Le pain et ses infinies possibilités ludiques et utilitaires. Et un Julien qui s’est « bien …
Le premier lundi de Fulgurances ? Avant hier je vous disais « dépêchez vous » pour le 12 avril, aujourd’hui, je vous dis, c’est complet… Mais comme j’y serai, je vous raconterai. Par contre le 13 mai, pour Nicolas Guiet, le (so charming!) second de la Mare aux Oiseaux, peut être une chance; réservations, à partir du 13 avril.
Design au rayon frais
Le design part souvent d’une question d’usage : si Marks & Spencer dessinait un appareil photo numérique, à quoi ressemblerait-il? Jeremy Innes-hopkins a répondu comme tout bon designer par la une réflexion globale : quels sont les codes M&S? Sans aucun doute la nourriture pour laquelle l’enseigne est la plus courue. Le jeune designer anglais a donc pensé, pour Central St Martins, un appareil qui puisse être disposé au rayon frais. Idéalement, sa « picnic camera » devrait donc être vendue au coin qui lui conviendrait le mieux à M&S : dans une boîte à sandwich, entre deux clubs et trois salades de fruits. Heureuse alternative écolo, une fois utilisé le jetable de Jeremy est rapporté au magasin, vidé de son contenu pour développement, réemballé et l’appareil rechargé, remis en vente.
Pain, vin et rêves
Voilà la suite de mes courses so good dans tout Paris. Après la côte de Brunon, direction les lEGUMES. Flahaut m’a-t-on indiqué sur le marché d’Aligre, c’est celui qui a les cheveux gris à côté du fleuriste. Pas si grisonnant le Gilles. Et souriant même en distribuant ses calendriers des « fruits et légumes de saisons ».Pas bête le Flahaut. Ses meilleurs légumes, il dit qu’il les garde pour lui le bourru mais il a là quand même de quoi accompagner simplement une viande rouge : pissenlits tout frais, quelques amandines, du mesclun et une salade qui vient de Gemenos. Et Gemenos, c’est… la banlieue de Marseille! Gilles Flahaut Marché d’Aligre | Place 101-102 | 06 09 20 09 05 Je renonce au Blé Sucré, la boulangerie du square Trousseau, dont le pâtissier officiait au Bristol, et enfourche mon vélib pour foncer rue … de Marseille! Le PAIN des amis de Christophe …
La côte à Verjus
A force de fréquenter des chefs qui ne jurent que par le produit, l’envie m’a prise de faire un repas ultra simple où la qualité primerait sur la créativité: une viande à griller, quelques légumes, fromages, dessert et un pain. Puisque Paris concentre le meilleur et que je m’y trouvais, j’en ai apellé à la Food Intelligence agency pour compléter mes références du meilleur de la capitale. Et Bruno m’a confiée à son « ami Michel Brunon qui propose à mon goût les meilleures viandes rouges de la capitale« . J’avais dans l’idée d’aller découvrir à Asnières notre boucher national (que je vous ai déjà évoqué avec ma boucherie australienne). Mais histoire de ménager coûts et distance, j’ai tout simplement pris la direction du marché d’Aligre dont j’avais oublié la belle effervescence même en pleine semaine. Un carré marchand concentrant encore tout le joli nécessaire de l’entrée au dessert.
Lundis c’est Sophie
Un lundi par mois, Sophie Cornibert a décidé avec son équipe d’investir les cuisines d’un restaurant avec un second sous le bras. Le temps d’un soir, le second devient chef et fait à manger dans cette cuisine qui n’est pas la sienne. On ne connaît parfois ni l’un ni l’autre. Comme ce 12 avril prochain, grande première des Lundis de Fulgurances. C’est aux Combustibles, avec Sam Miller, le second de René Redzepi (Noma | Copenhague). Un dîner en huit plats, à 55€, 75€ avec les vins. Réservation obligatoire. Dépêchez vous: il y a ceux qui commenceront bien la semaine, et les autres. 50 places dispo et déjà plus que 20 hier…. Sam Miller | le 12 avril à p de 20h aux Combustibles | 14 rue Abel. 75012 | Résa : reservationslldf@gmail.com
Tiens, une vache en OR
La vache de Michel & Augustin transformée en phénix d’or! Comme ça d’un coup d’un seul, lors des prix sortis directement des pis du saint des saints des annonceurs pub lundi soir : l’Union des Annonceurs. L’ensemble des campagnes des trublions du goût a été récompensée du premier prix, derrière le « venez comme vous êtes » de Mc Do et l’immonde « bébés roller » d’Evian. La bananeraie habillée en vache au Prisu, les slogans écris à la main sur petits pots à boire et un investissement faramineux de 4 Kangoo toutes options sur 5 ans… voilà tout le budget de la tribu. Pas peu fières les vaches de Boulogne. Du coup, elles viennent de ruminer un nouveau yaourt printanier : en pot à la framboise et à la myrtille / à boire à la fraise !
Bistro Volnay: Quatrehomme et deux filles
Pourquoi faut-il aller au Bistro Volnay? Parce que les bonnes tables sont rares à Opéra, parce qu’il y a un comptoir où l’on papote avec la taulière tout en z’yeutant la salle (et vice versa Melle B.) parce que le menu à 38 vous cale pour un moment, parce que les fameux fromages de Quatrehomme remplacent pour une fois le dessert, parce que c’est une très bonne adresse vins, parce que Magali et Delphine communiquent leur enthousiasme, parce qu’on y mange le midi en business class et le soir en intime, et parce qu’un panier de madeleines chaudes circule de table en table à l’heure du café ||M 38€ |24€ au comptoir Bistro Volnay | 8 rue Volney. 75002 | F sam, dim |01 42 61 06 65
Le printemps c’est Deli-Cieux
Deuxième jour du printemps… Et le Printemps justement, vous y avez pensé pour déjeuner, goûter, apéritiver??? Le Deli-Cieux s’avère une des plus belles terrasses de Paris en plein quartier shopping. Carte burger, tarte du jour ou tartare entre 8 et 14€. Plutôt correct. Le yaourt au coulis rhubarbe, on le prend face tour Eiffel ou côté Sacré Coeur ? Suffit que vous soyez en plus en bonne compagnie, comme moi ce midi, et le Deli-Cieux prend vite un air de paradis. Le Deli Cieux | service non stop 9h35 à 20h (22h le jeudi) | Printemps maison. 9è ét | 01 42 82 62 76