26 recettes qui plairont à tout le monde
30 | août 2011 par CC
Dans ses « 26 recettes qui plairont à tout le monde », Myriam Boisaubert propose au menu une raie scandinave au naturel, un St Pierrre Romeo y Julieta et un risotto d’amore. Ce bel ouvrage, publié aux belles éditions marseillaises Al Dante, est à farfouiller un Miko entre les dents: genre extrème, j’en veux!
Avec les Mordicantes, on frôle le Sexe & the kitchen, on digère l’âme et on cuisine nature, romantique et pas mal barré. L’auteur a « étudié les mouvements de son corps pour mieux envisager la cuisson« . Sur la réussite des plats, on peut faire confiance à Myriam car elle a testé « avec sa langue et son sexe des herbes non comestibles et goutté aux serpents sur fond musical rock extrême« .
Pour le « Jus d’étrilles, tuiles en bas résille« , cette « contrebandière du palais » recommande notamment 10 petits crabes vivants, 1l d’eau de source, 1g de safran des Abruzzes et de l’empathie. Pour « le Corbeau cuit à la foudre« , il faut se rendre au Nouveau Mexique un jour de tonnerre. Dans un délire artistico culinaire et une élégance absolue, l’auteur suggère de sniffer du parmesan avec des tuiles de fromage, de cuire le cygne noir de Mourmansk au lait de figues et de ne faire du foie gras – de jeune fille – que les jours de pleine lune.
Une série de recettes iconoclastes qui requièrent chacune une « qualité requise », illustrées de mises en scène de la belle blonde. C’est postfacé par l’architecte Rudy Ricciotti qui, si j’en crois mes informations, a souvent partagé la table de « contre goût qui épargne l’expérience des produits et substances illicites relégués au placard à bonbons« ….
Réunion au sommet
(extrait de recette)
A prévoir
Oursins du Var
Gewurtztraminer vendanges tardives 2003 « Les Charmes » de Marc Kraydenweiss
Mistral et froid, vue mer imprenable
Qualité requise
Etre amoureux
…Vous goutez l’alliance. elle est subtile, enivrante, licencieuse
Les Mordicantes
||Myriam Boisaubert | ed Al Dante 2010 | 23€
Glace au caramel comme Berthillon
28 | août 2011 par CC
Ma glace préférée chez Berthillon, c’est caramel! Alors avec ma sorbetière, j’ai tenté à la maison la glace au caramel comme chez Berthillon. 100% réussite!
Berthillon est mon glacier préféré. A quelques exceptions sur quelques parfums ponctuels – comme le chocolat noir chez Octave à Toulouse- y’a pas mieux ! Bref… Donc à chaque fois c’est le souk parce que quand je vais sur l’île St Louis, c’est caramel obligatoire. Une glace qui croque sous la dent avec un caramel doux et fort. Après il me reste plus beaucoup de place pour d’autres parfums… Pas le plus récent au beurre salé, juste le caramel brut avec des petits éclats de caramel à l’intérieur qui fondent en laissant un brun plus foncé dans la glace! Une tuerie .
Ma fille m’a tannée pour le beurre salé alors j’ai fondu. Et…. j’ai réuuuuusssi!!!! Ma glace au caramel, elle est comme celle de Berthillon. Magikmix! Aussi bonne que la fraise…
Glace au caramel comme Berthillon
A faire la veille
Le principe c’est d’abord de faire une crème anglaise:
500 ml de lait
3 jaunes d’oeufs
70 g de sucre
Faire bouillir le lait. Mélanger jaunes + sucre. Verser le lait chaud sur ce mélange puis remettre à feu très doux en remuant sans cesse jusqu’à épaississement.
Ajouter à la fin un caramel au beurre salé :
150 g de sucre
35 g de beurre demi-sel
20 ml de crème liquide
Mettre le sucre dans une casserole avec un tout petit peu d’eau. Faire brunir mais pas trop (un caramel trop foncé rend la glace amère). Eteindre et laisser refroidir quelques secondes . Ajouter le beurre puis la crème (attention, ça gicle!). Mettre dans la crème anglaise et mélanger.
Laisser reposer une nuit au frais.
Mettre à turbiner dans la sorbetière (une heure avant de manger pour la turbine Magimix).
Et le truc pour faire comme Berthillon, c’est de ne pas oublier les éclats de caramel…
Faire un caramel avec 100g de sucre. L’étaler sur une plaque flexipan en flaque d’1/2 cm d’épaisseur. Laisser refroidir puis réduire en petits éclats au pilon.
1/4 d’heure avant la fin de la glace glisser ces éclats dans la crème. Le caramel reste ainsi solide, sans fondre.
Retour d’Oléron l3. dingue de Jonchée
26 | août 2011 par CC
La Jonchée, je n’en mange qu’une fois par an … à Oléron ! Ce fromage petit bateau voyage mal car il baigne dans son petit lait. Les bons fromagers, la conservent dans sa paille de jonc. Au marché de St Pierre, la fromagère lutte auprès du producteur pour qu’il ne remplace par ces paillons naturels par des pailles en plastique de cette spécialité de Charente Maritine.
Eric Jarnan, dernier fromager artisanal de jonchée, lui en livre du continent une bonne soixantaine le samedi. Chez lui, la Jonchée c’est de grand mère en petit fils….! Ses parents obtenaient leur présure à partir de la chardonnette, une espèce de chardons dont les fleurs bleues ressemblent à celles des artichauts. Avant, on la livrait « à la chine », en tournée de porte à porte. De forme oblongue, c’est un fromage caillé, assez atypique, très blanc, pas gras du tout et qui glisse sous le palais, avec une petite sensation striée due au moulage dans le paillon. On la mange au sucre, parfumée de fleur d’oranger ou lait d’amande. Ma version préférée est celle arrosée au Cognac. J’en suis devenue dingo cet été.
La Jonchée est de ces productions locales qu’on a plaisir à retrouver sur place, chaque année, comme les vagues et la pêche à pied.
La jonchée d'Eric Jarnan
|| 06 84 39 46 41 | Producteur à St Nazaire sur Charente
|| Crèmerie du marché | St Pierre | Lysiane Giraud | 05 46 47 28 60 | tlj en saison
Retour d’Oléron l2.Eglade
25 | août 2011 par CCQui n’a pas mangé d’églade à Oléron périra comme une moule : ignorant! Car s’il est une spécialité oléronaise à ne pas loupe, c’est bien celle-ci (d’ailleurs c’est à peu près la seule…). L’églade c’est la cuisine primitive à l’état brut. Des moules cuites en quelques secondes sous le feu d’un tas d’aiguilles de pin. Le jeu consiste juste à les assembler sur une planche en bois de manière très siouxe, l’ouverture vers le haut de sorte qu’elles ne s’ouvrent pas et gardent leur jus, cuisant ainsi à l’étouffée dans leur coquille. Ca prend des heures de minutieuse patience. Un coup de pied dans la planche et le minutieux ouvrage est à recommencer! Une fois qu’on a fait son château de moules, on répand là dessus une bonne poignée d’aiguilles de pin et hop, on flambe!
La meilleure églade 2011 est attribuée au Bord à Bord, jolie cabane éclose au bord du chenal à côté de Boyard. Oléron essaime de rendez vous au bord de l’eau depuis peu mais celui-ci à un charme particulier. Au bord de l’eau, on y mange une assiette de bonnes huîtres au goût noisette, puis une églade, le tout arrosé de Colombard, un cépage local vif et sec, quelques tartines de beurre salé et puis c’est tout! What else???
Le Bord à Bord
|| Boyard |
Comment faire manger des légumes aux enfants l8.Radis beurre
24 | août 2011 par CC
Radis beurre
Un radis beurre à servir en chantant « une souris verte… »
Beurre
1 Tartine ajourée
Fleur de sel
Quelques radis
Choisir 2 radis en forme de souris. Bien les nettoyer. Couper la fane d’un des 2 en gardant le démarrage et la racine. Y faire à l’aide d’un couteau bien aiguisé 2 petites encoches vers le bout le plus pointu.
Couper le 2è en tranches fines de sorte de former deux petits ronds. Les insérer dans les entailles. Voilà pour la souris.
Prendre un carré de beurre bien froid. Y former des trous avec le bout d’une paille ou tout autre emporte pièce.
Dessiner sur l’assiette un chemin de sel, poser quelques radis souris, la tartine et le carré de beurre en forme de fromage.
Retour d’Oléron l2.Gillardeau 24h/24
23 | août 2011 par CCLes Gillardeau 24h sur 24, c’est mon best seller de l’été! A quelques km de la production sur l’île d’Oléron, juste avant le pont, à la sortie de Marennes, des Gillardeau en self service non stop! Un distributeur automatique d’huîtres façon Coca, j’adore. Ya juste à pousser la porte de la cabane, mettre et ouvrir le frigo pour se servir sa petite douzaine. Les n°2 à 18,5€ (ça fait mal hein…) et de 18,5 à 23€ les 24, un tiers de moins que dans les marchés parisiens, un tiers de plus que les Marennes classiques. Et y’a même un kit beurre Bordier ou couteau à huîtres avec. On n’a plus qu’à prendre sa bourriche et pique niquer dans le marais. Mieux qu’un gastro!
Car les spéciales Gillardeau, c’est la Rolls des huîtres. Celle que l’on trouve à toutes les tables des grands restaus et sur les étals des bons écaillers des quartiers chics. Elevées 4 ans, affinées en claires deux mois, les Gillardeau sont charnues, fermes et résistantes. Et si, pour changer, on les faisait avec un beurre maison au wakame????
Bendor : terrasse avec vue (5)
21 | août 2011 par CCBendor, c’est magique encore et encore… Le prix des 5 mn de bateau (9€ AR) d’abord! Puis, vraiment, l’ambiance d’une île située face à Bandol qui accueillit de mémorables fiestas dans les sixties. Au temps de Paul Ricard, Bendor c’était mieux qu’à St Trop. Propriété Ricard family, Bendor sent le pastis jusque dans le rocher. Les souvenirs rasent les murs de l’unique hôtel le Delos. Quelques déifications en photos noir et blanc de Paul, vieux carrelage et petite touche contemporaine pour un résultat vintage de bord de mer. Le type d’hôtel spatiotemporel où l’on est obligé de se caler en pension complète et ne penser à rien d’autre que le soleil!
Ici non plus, comme à la Pergola et aux Dauphins, la cuisine n’est pas celle que je défend. Le nouveau Nicolas Rutard tente son possible pour un genre étoilé alors qu’on aurait presque envie d’adopter le régime Paul: pain de riz, rosé des Embiez (en face) et chèvre avant d’aller se prélasser au soleil de Méditerranée. Mais qu’à cela ne tienne, on vient au Delos pour un pastaga au bar, un café avec vue sur mer et une ballade à pied côté rochers. On flâne dans une ambiance en fait. A la découverte au musée des vins et spiritueux, des étonnantes collections perso Ricard (7 000 bouteilles) d’anisettes chinoises, de Porto vintage et de menus du Normandie. Ou à la rencontre d’artistes qui ont oeuvré en plein air. Et la nuit, on dort, si on dort, bercé par le bruit des vagues qui frappent à la porte.
« On n’est pas bien là, à la fraîche, décontracté du….. »?
Le Delos à Bendor
|| Ile de Bendor | 04 94 05 90 90 | Chbr à p de 190€ | Petit conseil so good: demandez la chambre du fond du couloir avec vue à 360 et avant le restau, pipi obligatoire! Surprise…
Les Dauphins : terrasse avec vue (4)
19 | août 2011 par CCAprès la Pergola d’hier, nouvelle adresse marseillaise à pas hyper bien manger… Mais à rester des heures devant sa salade et la mer à l’horizon en sirotant un verre de Côte de Provence! Cocktail grande bleue, salade large horizon (12 à 16€), daurade en croute de sel (24€) et vague de glaces (6€) au programme.
Juste avant la plage des Catalans, cette ex réserve à crustacés, le restau de la piscine privée des Dauphins, sur la Corniche, est une longue estrade en bois en surplomb de la mer. Interdit les jours de pluie. Magique les jours de coucher de soleil. Mais soyons cash: les Dauphins, c’est une adresse so good, pas vraiment so food. ce genre de carte qu’on lit et relit en se demandant comment tout ça va finir. Alors, il faut juste penser salade, voir poisson grillé et rien de plus. Les assiettes sont bien servies et comme hier, rosé frais à gogo.
Et comme les Dauphins sont en pleine ville, on peut même aller s’échapper à midi entre deux rendez vous et faire un plongeon avant de reprendre (pour ceux qui bossent comme moi…Grrrr). Juste par la vue, on est nourri & dopé pour la journée.
Les Dauphins
|| 178 bis promenade corniche John Kennedy | 04 91 70 70 10 | F dim & lun soir | DJ et tapas le dim soir en été
La Pergola: vue sur Marseille (3)
18 | août 2011 par CCAutant vous le dire tout de suite: à la Pergola, on ne vient pas pour bien manger! On vient manger point. Mais surtout on vient diner avec vue. Sous une tonnelle en feuillage, la Pergola offre une unique vision sur la baie marseillaise et angle imprenable sur le petit port de la calanque de Niolon. On se cale derrière un rosé de Provence bien frais et après ça, on envisage la vie…
…ou la carte: friture (9,5€) , frito misto (14€), pourprions, seiche à la plancha (14,5€), moules poulette(13,5€) et pour les irréductibles, entrecôte frites! Après avoir louché sur les « éperlans » frits qui avait l’air appétissants, j’ai opté pour une valeur sûre dans des propositions qui le sont moins : la plancha! Du genre parfois très bon mais surtout jamais vraiment mauvais. La seiche sort sans doute du congel mais en entier avec tentacules et tout ce qu’il faut. Pas déçue. Au dessert, les glaces sont bonnes et vous font partir sur une bonne impression… C: 20€
C’est copieux, servi avec le sourire et la vue inlassable. Parfois ça suffit à faire un bon moment.
La Pergola
|| calanque de Niolon | 04 91 46 90 28 | Réservez suffisamment à l’avance en précisant bord de mer : les places sont chères











